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Comment tester le niveau en langue étrangère ?

Posted by on 21 août 2012

 

Nous avons vu que certaines définitions du bilinguisme font appel au niveau atteint par le locuteur. Même si j’utilise une autre définition du bilinguisme précoce, personne ne peut mener un projet pour ses enfants durant 10 ans sans se poser la question

 

Où en sommes-nous ? Est-ce que l’on progresse ? Est-ce que je fais fausse route ?

 

Le seul moyen est d’arriver à mesurer le niveau des enfants dans leur langue 2 ainsi que dans leurs langues d’acquisition tardive.

Atteindre la perfection en langue étrangère

Pendant longtemps, l’évaluation du niveau des élèves était réalisée par démérite par rapport aux compétences d’un locuteur natif. On comptait le nombre d’erreurs, qualifiées de faute comme si l’élève avait failli au sens moral. On soulignait les limitations, ce qu’il ne savait pas dire ni ce qu’il ne comprenait pas. Bref, rien de très positif là dedans. Difficile de se projeter sur des choses négatives.

Comment s’étonner du faible niveau atteint par manque de motivation ?

J’en parle d’autant plus facilement que l’acquisition de ma langue L2, sous forme tardive, n’a été qu’une longue décennie de souffrances scolaires, ponctuée de commentaires assassins sur mon manque de travail, lire motivation, et mon absence de talent pour la chose langagière. De la même manière, on attribue aujourd’hui mes succès en matière de langue, et ceux que j’obtiens chez mes filles, au fait que nous soyons tous doués pour les langues !

Quelle bonne blague. Le secret réside bien sûr dans la méthode mise en place.

Je ne suis pas un numéro

Après le « parfait-pas parfait » sont apparus les tests de langue chiffrés. J’ai échappé à cette manie d’affubler les individus d’un chiffre, sensé rendre compte de leur niveau d’anglais, mesuré à coup de TOEIC (Test of English for International Communication). Longtemps ces tests de langue se basaient sur l’usage écrit, ce qui revient à donner un poids considérable à l’étude de la grammaire. Comme si l’enfant ne pouvait entrer en contact avec la langue que de manière écrite, pour traduire le texte original vers le français. Ce genre d’approche laisse penser que l’on enseigne les langues vivantes comme des langues mortes !

Où est le désir de communiquer, l’interaction avec le locuteur, l’adaptation nécessaire durant le dialogue ? Quand intervient l’oreille pour capter la musique de la langue ?

 

Ce qui me gêne le plus avec le TOEIC ou le TOEFL (Test Of English as a Foreign Language) est leur nature asymétrique. Ces tests ne concernent que les autres locuteurs, dont je fait partie. Ces tests livrent un résultat chiffré, simple à comprendre, simple pour classer les humains. Et la première catégorie est justement la séparation natif-non natif de l’anglais comme si toutes les autres langues du monde n’avaient plus la même valeur humaine. La conséquence économique est un énorme tropisme pour les séjours linguistiques en Angleterre. Une valeur fondamentale que je défends est l’égalité entre les cultures et les langues, et un rééquilibrage des destinations de séjour linguistique. Un bilinguisme précoce, quelle que soit la combinaison, a la même valeur humaine que ce soit anglais-français ou langue de migrant-langue du petit pays d’adoption parlée par un million d’autochtones. La puissances économique, militaire, culturelle des états rend leur langue attractive mais le contraire n’est pas vrai. Adopter l’anglais et perdre son âme ne rend pas un lieu attractif pour autant.

La révolution du Conseil de l’Europe

Le cadre européen commun de référence pour les langues, souvent nommé « cecrl », a été publié par la division des politiques linguistiques du Conseil de l’Europe dans le but d’améliorer la communication entre Européens de langues et de cultures différentes. Faciliter la compréhension réciproque et la coopération est sensiblement différent de la notion de test pour savoir si les étrangers ont le niveau pour étudier dans une université américaine ou britannique.

 

La philosophie du cadre est d’évaluer de manière positive ce que l’apprenant est capable de faire. Tous les marqueurs sont exprimés sous forme de succès. Je vous propose d’ailleurs un petit jeu : Essayer de trouver quel cheminement j’ai adopté dans la grille pour l’autoévaluation pour rédiger la phrase suivante :

« Il est capable de reconnaître des mots familiers, de comprendre de courtes correspondances privées, peut faire face dans la plupart des situations rencontrées en voyage, s’exprimer de façon claire et détaillée sur des sujets relatifs à ses centres d’intérêt, peut adapter son style au destinataire, ou bien rédiger un texte clair, fluide et stylistiquement adapté aux circonstances ».

Vous trouverez très facilement des montagnes de documents sur le cadre européen de référence. Le document central est lui même un pavé d’à peu près 270 pages au format A4 selon la langue dans lequel vous le lisez. J’ai bien sûr lu tous les documents dans plusieurs langues, suivi plusieurs jours de formation pour être accrédité comme examinateur, et j’ai presque tout oublié !

 

« La culture est ce qui reste quand on a tout oublié » disait Edouard Herriot. Mon but ici n’est pas de faire un résumé mais bien de vous donner un peu de culture et l’essentiel pour tirer parti du cadre pour progresser.

 

Pour les examens, le cadre européen est une grille de 6 niveaux communs de référence. Quelle que soit la langue, ils sont identiques. Vous pourrez ainsi comparer le niveau d’anglais de vos enfants à celui qu’ils ont en espagnol ou en allemand. Le guide n’est pas destiné à évaluer leur niveau en français s’ils sont de langue maternelle française. Je me suis quand même livré à ce petit jeu au moment de la publication sur l’une de mes filles, alors âgée de 5 ans. Elle dépassait largement le niveau attendu pour le baccalauréat en langues étrangères, qui m’a semblé alors bien faible. Ceci est un autre débat mais qui est bien le cœur de ce blog. Un abime sépare un bilingue précoce d’un élève normal de l’école.

 

L’échelle globale est présentée au paragraphe 3.3 et constitue le minimum à comprendre.

 

– A1 signifie que l’apprenant peut parler de lui même et obtenir ce dont il a immédiatement besoin si ses interlocuteurs font l’effort de l’aider.

 

Mon ressenti est que le niveau A1 est relativement facile à atteindre pour des langues qui sont proches de la langue maternelle de l’apprenant. Par exemple, si je veux atteindre A1 en espagnol ou en italien en étant français, quelques mois d’auto-apprentissage par une méthode Assimil, comme l’Espagnol par exemple, vont suffire. Par contre, je n’ai jamais atteint ou dépassé ce niveau en finnois ou en arabe, malgré des mois d’étude et plusieurs séjour sur place. J’ai toujours réussi à aller où je voulais mais pas forcément à manger ce que je désirais. Je mangeais ce que je pouvais commander, et cela devient lassant de prononcer 4 fois le mot bouteille d’eau pour être compris à chaque achat. Un robot préchargé avec 200 phrases pourrait faire l’affaire. On appuie sur un touche, il prononce et le tour est joué. Le problème se pose lorsque la réponse, imprévisible, arrive.

 

– A2 signifie que l’apprenant est toujours dans des choses routinières et fréquemment utilisées mais il peut s’écarter de sa propre personne pour commencer à s’adapter à son environnement immédiat. Les échanges restent très brefs car il ne comprend pas les réponses.

 

Je n’ai pas l’habitude d’évaluer ces deux niveaux A1 et A2 mais je sais que ma production en allemand ne vaut pas plus pour cause de grammaire catastrophique. Je ne suis pas un fervent partisan d’examen oraux pour ces niveaux car ils mobilisent deux personnes pour évaluer finalement bien peu de choses. Désormais, l’école se charge d’évaluer ces niveaux, avec pour objectif A1 en fin d’école primaire et A2 en fin de troisième.

 

– Au niveau B1, l’apprenant peut faire face à la majorité des situations rencontrées en voyage. Il peut désormais raconter une expérience, un rêve, parler de ses projets, exprimer ses idées.

 

A ce stade, nous ne sommes plus face à un robot qui prononcerait quelques phrases mais face à un être humain qui a des choses à dire. A l’école, c’est l’objectif fixé au baccalauréat pour la seconde langue vivante. En voyage, je me suis souvent trouvé face à quelqu’un d’intéressant mais qui n’arrivait pas exprimer ses idées correctement en anglais, c’est extrêmement frustrant pour les deux parties.

 

– Au niveau B2, la compréhension de l’essentiel de sujets concrets ou abstraits dans des textes complexes est acquise. Ce qui me semble plus important est la capacité à interagir avec un locuteur natif sans nécessiter de la part de ce dernier d’effort particulier. On reste très loin de l’égalité entre les deux mais l’échange est désormais plus fluide.

 

– Quand on lit les descripteurs du niveau C1, on comprend tout de suite que l’échelle n’est pas linéaire. Voyez plutôt. Qui est capable de

 

  • comprendre les émissions de télévision et les films sans trop d’effort,
  • comprendre des textes littéraires longs et complexes et en apprécier les différences de style,
  • écrire sur des sujets complexes dans une lettre, un essai ou un rapport, en soulignant les points que je juge importants ?

 

Ne sont capables de ces performances que des personnes ayant séjourné en immersion dans un pays étranger de façon suffisamment longue. Je ne suis presque sûr qu’un séjour linguistique de quelques semaines sur la côté sud de l’Angleterre, entouré d’étranger en quête du même Graal, ne suffit pas. Ce n’est pas un hasard si l’éducation nationale n’envisage même pas que ses élèves atteignent ce niveau.

 

Je ne vois pas comment on peut atteindre le niveau C1 sans quitter son domicile, sauf en espéranto pour lequel la notion de territoire est d’une toute autre nature.

Pour mémoire, les examens en espéranto portent sur les niveaux B1, B2 et C1. Comme la langue est logique, construite pour être apprise vite, et que ces examens sont les premiers reconnus officiellement, les candidats du niveau C1 ayant plusieurs années de pratique sont très souvent au dessus de la barre. Ils ont donc souvent un niveau C2. Comble de l’ironie, j’ai fait passer cet examen à André Albaut qui fut président de l’académie d’espéranto pendant 12 ans ! Il va s’en dire qu’il avait un niveau irréprochable.

 

Image d'un jury d'examen constitué de Cyrille Hurstel et Katalin Kovats

Le jury d’examen (CECRL) à Martigues en 2011.

– Le niveau C2 est celui supposé des locuteurs natifs. Je ne prendrai pour exemple que le descripteur des conversations :

 je peux participer sans effort à toute conversation ou discussion et je suis aussi très à l’aise avec les expressions idiomatiques et les tournures courantes. Je peux m’exprimer couramment et exprimer avec précision de fines nuances de sens. En cas de difficulté, je peux faire marche arrière pour y remédier avec assez d’habileté pour que cela passe inaperçu.

 

Les 6 niveaux de l’échelle sont déclinés pour la compréhension par l’écoute et la lecture, la prise de parole avec et sans interaction avec un interlocuteur, et enfin l’expression écrite. Selon les personnes et les niveaux, le facteur limitant peut venir de la compréhension ou de la finesse de l’expression.

 

Je pense avoir atteint un jour le niveau C2 en anglais mais je ne pense pas l’avoir conservé faute d’avoir un usage actif de cette langue, dans laquelle je ne m’exprime presque jamais car je n’en ai pas besoin dans ma vie quotidienne. L’intérêt du cadre est également de pouvoir auto-évaluer sa compréhension. Si je n’étais pas au niveau C2 en anglais, je ne pourrai pas interpréter en simultanée vers le français ou l’espéranto. A l’aide du programme Dialang, j’ai ainsi découvert que je comprenais l’allemand au niveau B2 quand bien même je n’arrive pas à retenir le genre des mots.

A la conquête du monde

Le cadre européen commun devient peu à peu la référence mondiale. Outre les langues dans lesquelles il est traduit, avec parfois des anecdotes amusantes comme la difficulté d’avoir une seule version de Chinois pour la république populaire et Taïwan, il est de plus en plus utilisé dans certaines universités américaines.

Remise de diplome C1

Remise de mon diplôme C1 à Białystok (Pologne) en 2009.

 

Désormais, mentionner un niveau en langue, c’est indiquer un code du type A1, A2, B1, B2, C1, C2 et s’attendre à ce que tout le monde comprenne de quoi il s’agit. Pour dire « quelqu’un qui parle une langue étrangère avec un très haut niveau », plutôt que de parler de « bilingue », parlons de niveau C2.

Réservons le mot « bilingue » pour les locuteurs qui sont vraiment bilingues précoces depuis leur plus jeune age.

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15 Responses to Comment tester le niveau en langue étrangère ?

  1. Aurelie

    Bonjour Cyrille,
    Merci pour ton article.
    Cette échelle pour évaluer son niveau en langue étrangère est « enfin » une définition précise et plus juste, sur la capacité de compréhension, d’expression et d’échange.

    Cette méthode d’évaluation me paraît d’autant plus intéressante qu’elle peut s’appliquer également à la Langue des Signes. C’est un outil puissant, car cela permet de s’auto-évaluer.

    Tout le monde est capable de répondre à des questions comme :
    – « est-ce que je sais raconter mon rêve ? » (niveau B1)
    – ou encore « est-ce que je comprends les films dans cette langue sans trop d’efforts » (niveau C1)

    Je pense faire un article en lien avec ton article 😉
    A très bientôt, à la croisée de nos blogs !

    • cyrille, le praticien du bilinguisme

      Bonjour Aurélie,

      Les quelques indicateurs que j’ai publié sont faciles à mémoriser mais on ne peut pas se baser là-dessus pour évaluer vraiment son niveau.
      L’échelle complète est décrite au paragraphe 3.3 du cadre européen. Dans la réalité des examens, chaque testeur, comme le British Council, l’Agence française ou le Goethe Institut qui avaient déjà des systèmes d’examen, a adapté ses examens aux descripteurs du Conseil de l’Europe. Pour ma part, je fais passer les examens ORIGO de l’institut ITK, et la grille de jugement propose des notes de 1 à 5. Les items ne sont pas les mêmes pour les niveaux B1, B2 et C1 et la profondeur des notes non plus. Bref, quand on a tout oublié, on est content de se raccrocher à des choses simples.

      Les examinateurs sont également humains et faillibles.

      A bientôt

  2. amelie

    Bonsoir,
    Merci pour votre présentation sur internet ce soir. C’est très instructif.

  3. Richard Myriam

    Bravo pour la qualité du contenu de la présentation même si parfois j’ai eu des pbs techniques.

    Question: mon enfant a 3 ans et 4 mois. Nous parlons français à la maison. Nous vivons en Suisse (région suisse allemande), il va depuis l’âge de 8 mois dans une crèche (on y parle allemand et suisse allemand) et depuis septembre dans un spielgruppe. Il ne parle presque pas français, un peu suisse allemand. Je vais également avec mon fils dans un groupe anglais une fois par semaine. Le pédiatre français pense que mon fils est en contact avec trop de langues, c’est pour cela qu’il ne parle pas encore français. quoi penser?

    merci.
    myriam

  4. Mélanie

    Je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il faut avoir été en immersion totale à l’étranger pour atteindre le niveau C1. On peut l’atteindre sans en écoutant la radio, regardant des films, regardant des émission, en parlant à un correspondant , tout ça à haute dose, en étant en terminale, donc oui c’est possible.

  5. Mei lin

    J’ai 20 ans…Je suis actuellement en séjour linguistique pour la première fois dans un pays anglophone-saxon, j’ai précédemment effectué un séjour linguistique dans un autre pays et pour une autre langue. A la suite de divers tests écrits et d’un entretient oral, j’ai été placée dans les cours de niveau C2. Aucun de mes parents ne parle Anglais, en deux ans d’université je n’ai eu que 24 heures de cours d’anglais, à vous lire cela serait difficile d’atteindre un tel niveau. Je n’ai pas vraiment ressenti cette difficulté peut être cela est lié au fait que j’ai une très bonne mémoire auditive ( pratique du chant) et que j’ai eu l’occasion d’apprendre de nombreuses langues complexes : Allemand (LV2) Japonais (LV3 CNED au lycée) Mandarin (LV4). En outre, j’utilise couramment l’anglais avec des amis ne parlant pas français. Par contre, comme vous le souligné très justement la pratique d’une langue est primordiale, j’ai malheureusement perdu mon niveau en Allemand et en Japonais faute de temps . Le point positif.. ».réapprendre » l’une de ses langues devrait être assez rapide.

    • Cyrille, le praticien du bilinguisme

      Bonjour Mei Lin,
      Je persiste à penser qu’on n’atteint pas C2 avec 24 heures de cours d’anglais. Mais si c’est votre 5ème langue et que vous passez 2 ans à parler avec des amis, on ne parle plus du tout de la même chose. Faites le calcul du nombre d’heures d’usage, vous serez surprise de constater que vous avez peut-être passé des milliers d’heures à activer votre anglais. Ce qui revient au même car je n’ai jamais pensé qu’on apprenait grand chose en cours de langue scolaire !

  6. François

    Bonjour et merci pour l’ensemble de vos articles. Grâce à vous j’ai notamment compris que mon « niveau » d’Anglais oscillait entre A1 et A2. Autant dire que j’ai encore beaucoup de chemin à faire… C1 et C2 ne sont même pas des objectifs. En tout cas pas à ce jour. En revanche, renforcer A2 et aller vers B1 en est un. Pour cela je tente diverses approches. Entre autres la lecture de livres bilingues correspondant à mon niveau. Trouver ça sur le net relève à ma grande surprise du parcours du combattant. Des quantités industrielles de sites proposent des livres en Anglais. Pas toujours bilingues, passe encore… Mais pour trouver des livres par niveau, alors là !…
    Le plus déprimant ? Les rares sites qui proposent formellement des livres bilingues en niveau A1-A2 suggèrent uniquement des livres pour enfants. Maternelle ou au mieux histoires à l’eau de rose style bibliothèque verte de mes (très) jeunes années. Bonjour la régression… 🙂
    Ma question : Vous qui semblez très informé, pouvez-vous m’orienter vers des sites pertinents susceptibles de me proposer ce que je cherche sans me prendre pour un attardé mental et en faisant en sorte que je sois sûr de mon choix lors de l’achat ? D’avance merci pour votre réponse. Cordialement.

    • cyrille

      Bonjour François,
      J’ai également constaté qu’il y a peu de livres bilingues. Les seuls qui existent ciblent les enfants. Je l’explique par le fait que le lecteur ne fait pas souvent l’effort de lire dans sa langue la plus faible si l’autre est juste à côté.
      Ensuite, il s’agit vraisemblablement de considérations économiques. Et enfin, s’il n’y en a pas pour adultes, c’est certainement qu’il n’existe pas de marché pour cela.
      Je vous conseille donc d’acheter des livres que vous aimez, des choses qui vous passionnent, en anglais et d’avoir également une copie en français si c’est trop difficile.
      Bonne soirée

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