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Témoignage d’une enfant trilingue

Posted by on 23 mars 2013

Le tour du monde des bilingues fait escale aujourd’hui en Allemagne avec l’interview d’Iris, qui est trilingue avec l’allemand et l’espagnol, mais vous verrez que ce ne sont pas forcément ces deux langues qu’elle utilise aujourd’hui pour ses études ou pour ses relations sociales. Vous allez également découvrir l’audace de son père quand il a fallu réagir vis à vis de son niveau d’anglais.

Voici une transcription in extenso du dialogue.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Merci pour cette interview…

Iris :…de rien !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : …quelles langues parlez vous ?

Iris : De naissance, je parle l’espéranto, l’espagnol et l’allemand. Et à l’école, j’ai étudié aussi l’anglais et le français.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Cinq langues ?

Iris : Cinq langues, actuellement, oui.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Pourquoi vous parlez l’allemand et l’espagnol ?

Iris : En fait, l’espagnol, je l’ai appris de ma mère, elle me parlait en espagnol et j’ai aussi fréquenté deux écoles hispanophones. Donc des écoles allemandes où l’on apprenait aussi en espagnol. L’allemand, je l’ai appris car quand j’étais petite et que ma mère devait aller travailler, il y avait une dame chez nous, qui s’occupait de moi et, bien entendu elle parlait allemand. Et moi, j’étais également allée relativement tôt dans un jardin d’enfants allemand. J’ai appris l’allemand parmi les gens qui ne maîtrisaient ni l’espéranto ni l’espagnol.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et vos parents, est-ce qu’ils parlent espéranto entre eux ?

Iris : Oui, oui.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et lorsque vous avez dit que vous étiez dans une école où on enseignait l’espagnol, est-ce qu’on enseigne par l’espagnol ou on enseigne l’espagnol ? Ou les deux ?

Iris : Les deux. Dans la première école, j’étais dans une classe d’hispanophones. Et donc, nous apprenions l’allemand comme langue étrangère, même si dans ma famille nous parlions bien l’allemand tout autant que l’espagnol, mais ma mère m’a mise dans cette classe afin que j’apprenne de manière encore plus approfondie l’espagnol. Après la classe de quatrième, je suis allée au collège. J’ai commencé en classe de cinquième (Note de Cyrille : En Allemagne, les classes ont des numéros croissants et tous les enfants ne vont pas au collège, car il existe d’autres filières en parallèle qui portent un autre nom) avec tous les autres et j’ai repris les cours d’espagnol. Donc, je maîtrisais déjà l’espagnol mais j’étudiais avec eux et nous avons commencé à zéro. A la fin, nous avions l’histoire en langue espagnole et je ne sais plus quoi encore, la géographie aussi en espagnol etc.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que vous avez appris à calculer en allemand ou en espagnol ?

Iris : En allemand. En fait, je suppose aussi que ça s’est fait en espagnol, bien entendu, mais dans la première classe, j’avais les mathématiques en l’allemand. Seule la science était en espagnol.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : La science en espagnol…

Iris :…oui…

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Dans quelle langue avez vous appris à lire d’abord ?

Iris : Vraisemblablement en allemand. Je me souviens que mon père m’a enseigné avec des bouquins de mathématiques. Je n’ai pas trop apprécié, à mon avis, ceux-ci étaient en allemand.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Puis après vous avez appris à lire en espagnol ?

Iris : Oui, oui, oui. Parce que à l’école, nous avions des textes en espagnol, mais personne ne s’est assis à côté de moi et m’a dit concrètement , on va lire en espagnol. Simplement, j’ai appris comment on lit en allemand, et j’ai vraisemblablement compris qu’on peut lire de la même manière dans d’autres langues.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : En effet, on n’apprend à lire qu’une seule fois.

Iris : C’est exact !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Quand est-ce que vous avez commencé l’apprentissage des langues étrangères, le français et l’anglais ?

Iris : L’anglais, selon moi, en classe de septième. Donc, c’était quand j’avais peut-être 12 ans, oui 12 ans. J’avais commencé l’anglais et alors en classe de 10ème, donc trois ans plus tard le français.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que vous vous souvenez, était-ce facile de les apprendre ?

Iris : En fait, pour l’anglais, à l’école, je n’aimais pas beaucoup la première prof. Donc, je n’étais pas bonne en anglais. D’autres élèves avaient eu l’anglais au primaire, ce qui n’étais pas mon cas. Et puis on a changé de prof et mon père a commencé à me dire de regarder des films et des séries en anglais. Et alors, mon niveau s’est rapidement amélioré. Et à cette époque, en outre, j’ai passé 6 mois en Angleterre, ce qui m’a aidé en anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Pendant la moitié d’une année ? Comment avez-vous réussi à le faire ?

Iris : Donc en Allemagne, auparavant donc, quand j’avais 13 ans en classe de 11ème, on pouvait se rendre à l’étranger, donc sur une classe de 30 élèves, 2 ou 3 partaient à l’étranger. Je suis allée en Angleterre justement pour améliorer mon anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et comment avez-vous trouvé l’endroit où vous pourriez vous rendre, est-ce grâce à l’Espéranto ou grâce aux échanges entre établissements scolaires ou bien… ?

Iris : Non, un arrangement privé, ni par le biais de l’Espéranto ni par une intervention au niveau scolaire mais simplement par mon père…la tante de mon père habitait là-bas et donc elle connaissait des gens et c’est grâce à ça que nous avions réussi.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Très bien ! Et le français. J’ai entendu dire que vous le parlez bien…Comment l’avez-vous appris ?

Iris : En fait, bien je ne le dirais pas mais vraisemblablement, mieux que d’autres gens qui l’ont appris à l’école. J’ai fait deux années…plutôt trois années et demie de français, oui, et simplement, à mon avis, pour moi c’était plus facile car je maîtrisais l’espagnol et aussi l’espéranto. A l’aide des mots issus du français qu’on retrouve en espéranto, et j’ai passé un mois en France. Je veux conserver mon niveau de français, n’est-ce pas ? Il y a des gens qui pensent que ce n’est pas grave de perdre cet apprentissage scolaire et ne veulent plus s’en servir.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : En fait, je sais que votre père le parle bien…

Iris : Oui, mais mieux que moi, beaucoup mieux, c’est là la différence.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et votre mère apparemment connaît très bien l’allemand ?

Iris : Oui !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce qu’elle parle aussi d’autres langues ?

Iris : En fait, je pense qu’elle n’en a jamais vraiment eu besoin, n’est-ce pas ? En effet, elle est venue en Allemagne quand elle avait 21 ans, selon moi, et donc il était nécessaire qu’elle apprenne l’allemand, et effectivement elle lit très bien l’anglais, et le parle en théorie mais elle ne l’a jamais fait. En fait, elle maîtrise très bien l’espagnol, l’allemand et l’espéranto,. Et le français, elle l’a oublié.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que des problèmes sont survenus, parce que lorsque votre mère est arrivée en Allemagne, il était important qu’elle apprenne l’allemand. Après ça, est-ce que ça n’était pas gênant qu’elle vous parle espagnol.

Iris : Non! C’était tout naturel, tout naturel, donc je ne comprends pas ces gens qui (répondent dans une autre langue que leur langue maternelle à leur enfant). Donc si ma propre langue est, disons, l’allemand, l’espagnol et si l’enfant s’adresse à moi, disons que nous habitons en Angleterre, s’adresse à moi en anglais, je ne lui répondrais pas du tout en anglais mais plutôt dans ma langue maternelle…

Cyrille, le praticien du bilinguisme : …justement, laquelle est votre langue maternelle la plus forte ? (rire).

Iris : …Mon cas est plus difficile, n’est-ce pas ? Mais en ce qui concerne ma mère, c’est tout à fait clair, c’est l’espagnol, donc elle était contente de trouver quelqu’un avec qui elle pourrait parler sa langue maternelle.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et pour vous, laquelle de ces langues est la plus forte ?

Iris : Apparemment l’allemand et l’anglais, mais…

Cyrille, le praticien du bilinguisme : L’anglais ? C’est une surprise !

Iris : ce que j’adore le plus, c’est d’écrire dans cette langue. J’aime plus les mots en anglais que ceux d’autres langues.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Vous êtes maintenant étudiante, est-ce que l’anglais est vraiment important pour votre spécialité ?

Iris : Oui. Et j’étudie la médecine et il existe de nombreux articles écrits en anglais où il y a aussi bon nombre de mots qui viennent de l’anglais, notamment s’il s’agit des sujets modernes que l’on vient de découvrir.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Lorsque vous lisez un roman, est-ce que vous le lisez de préférence en anglais, en allemand, en espagnol, en espéranto, en français ?

Iris : En fait, de préférence pas en allemand parce que je l’entends au quotidien. Puis j’ai longtemps pensé à ne pas lire en espagnol, et il y a peu, j’ai pris conscience que cela faisait longtemps que je n’avais plus lu en espagnol, n’est-ce pas devenu difficile ? Mais après trois pages, la situation est rentrée dans l’ordre. Et avant cette lecture, j’avais lu un livre en anglais, de manière aisée également.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que vous n’avez jamais lu en espéranto ?

Iris : En fait, non. Maintenant, je crois que je commence à m’intéresser plus à la langue espéranto elle-même plutôt qu’à son utilisation. Mais auparavant, je ne m’y suis jamais vraiment intéressée. Je la parlais, j’aimais parler avec les gens mais la langue en soi n’avait pas d’importance particulière pour moi.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Ce n’est qu’un moyen pour vous ?

Iris : Exactement ! Ce n’était qu’un moyen, oui. Seulement un moyen.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Moyen d’accès à d’autres relations sociales ?

Iris : Hum, hum. Oui, c’est vrai.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : La plupart des gens n’ont pas compris que nous allons vivre une relation sociale par le biais de l’espéranto.

Iris : En effet, on accède vraiment à une vie sociale, une vie sociale très vivante. (L’interview a lieu en espéranto et en Esperantio, et fait partie de cette vie sociale).

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et concernant l’avenir, si vous deviez parler des langues à vos enfants, qu’est-ce que vous feriez ? (rire)

Iris : En fait, ça dépend beaucoup du pays dans lequel j’habite et quelle langue mon mari parle. Donc, si nous avions ce scénario qu’on habite en Allemagne, et on peut espérer que mon mari n’est pas allemand, mais vient d’un autre pays, alors il parlerais sa langue avec nos enfants. Ou peut-être, il parlerait espéranto avec les enfants…ou bien je leur parlerais espéranto ou espagnol. Pour moi, il est très important que mes enfants aussi soient trilingues.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que vous vous sentez capable d’élever vos enfants en espagnol ?

Iris : Oui, oui. Bien sûr, j’ai un peu peur car je n’ai pas ce fort accent espagnol, n’est-ce pas, je n’ai qu’un accent de type moyen, parce que je n »ai jamais vraiment vécu en Espagne. Mais, oui, je crois que je réussirais à parler espagnol à mes enfants…car c’est ce qui m’est arrivé et je connais le vocabulaire domestique en espagnol.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : En fait, ça reflète vos propres vécus.

Iris : Exact, oui.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que vous avez déjà voyagé, vécu et habité en Espagne ?

Iris : Pas plus de deux mois pendant les vacances.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et comment jugent-ils votre niveau en espagnol la-bàs ?

Iris : En fait, élevé. Au début, quand je dis que je suis allemande, les gens pensent que je ne maîtrise pas bien la langue, et après ils constatent que je maîtrise bien, car quand même, c’est ma langue maternelle, n’est-ce pas ? Tout simplement, je n’ai pas (la couleur locale)…si j’allais en, je ne sais pas…en Catalogne pendant un temps, je commencerais à parler avec la même mélodie, n’est-ce pas ? Donc c’est seulement la mélodie en elle-même qui manque car la mélodie vous indique de quelle région d’Espagne vous venez.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Berlin.

Iris :,Oui, c’est vrai. Berlin, et comme l’accent berlinois en espagnol n’a rien de spécial.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Bien, merci et félicitations !

Iris : Je vous en prie.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : …et on entend aussi que vous parlez de manière très fluide en espéranto…

Iris : Oui mais quand même, il est encore possible de s’améliorer.

PS : Vous pouvez remercier Henriel, mon transcripteur, qui s’est attelé à la tâche du son original vers le français et grâce à qui vous pouvez profiter de cet interview en français. La tâche ne fût pas aisée car Iris s’exprime vraiment très vite en espéranto qui est sa langue paternelle. Si vous avez apprécié le travail d’Henriel, vous pouvez lui laisser un message dans les commentaires, je suis sûr qu’il appréciera le geste. Merci à vous.

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Ce que vous aviez en tête en arrivant :

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  • enfant avec parents trilingues

13 Responses to Témoignage d’une enfant trilingue

  1. Robert Leleu

    Effectivement j’ai été bien aise de disposer de la transcription, car l’interviewée parle vit e pour moi.

  2. Petro CHIBLEUR

    Belege ! Tutsimple belege ! Mi vidas plian avantaĝon por tiu interparolo, nome ĝi instigas al la parolado ! Mi rekomendas aŭskulti ĝin plej longe !
    Dankegon al la geparolantoj.
    Petro

  3. Ginette MARTIN

    Komplimentojn al tiu junulino. Sxi akiris bonan kapablon en pluraj lingvoj. Finfine, kiel sxi diras, kiam oni atingas nivelon de flua parolado, ne gravas la lingvo uzata, gravas la ideoj esprimataj dum la intersxangxoj, kaj gravas ke ili donu intereson, plezuron, utilan scion; kaj ankaux gravas la eblo esprimi propran vidpunkton en la lingvo uzata de la aliulo.
    Bonan dauxrigon al sxi !
    Ginette

  4. Petro CHIBLEUR

    Mi dankas ĉiujn esperantoparolantojn, pro iliaj taŭgaj komentoj en tiun retlokon. Aparte mi dankas Ginette, kiu konservas sian aŭtonomion kaj aktivan impeton. Fartu bone!
    Petro

  5. Nicole

    Interese. Dankon pro tiu intervjuo.

  6. Aurelie Papillon-Signe

    Belle interview Cyrille, et merci pour la traduction.
    Impressionnant cette aisance pour jongler entre 4-5 langues : parlées et lues.
    Ce qui est intéressant, c’est de voir, une fois de plus, que le bilinguisme à l’origine, est une implication active des parents 😉

    Amicalement

    • Cyrille, le praticien du bilinguisme

      Merci Aurélie. Le bilinguisme d’Iris n’est pas entièrement lié à une implication active car c’est un couple germano-espagnol à l’origine. Le trilinguisme est dû à l’implication des parents et c’est sûr qu’il vaut mieux que les parents s’impliquent et pilotent le projet car les raisons de dérailler ne manquent pas avec 5 langues sur 2 décennies.
      Elle ne le dit pas dans l’interview, mais pour son séjour en France, c’est moi qui lui ait donné l’idée 🙂

  7. Elisabeth Barbay

    Très intéressant !
    J’avais eu l’occasion de rencontrer Iris lors d’une P S I (Printempa Semajno Internacia) à Bonn, il y a une dizaine d’années et j’avais déjà remarqué son aisance et son intelligence. Félicitations.

    Concernant la traduction en français, cette question de Cyrille demande une correction : « Est-ce que vous sentez un capable d’élever vos enfants en espagnol ? » mais bon travail dans l’ensemble.

  8. Jean-Claude

    Mi tutkore gratulas kaj dankas ; plurlingvismo ankau kun Esperanto estas eksterordinara afero (kaj ordinara ankau kiam oni auskustas la junulinon Iris) Ghis baldau plej amike Jean-Claude ; Mi parolas al mia nepo (1 jara kaj duono) en Esperanto sed bedaurinde mi estas tute sola en mia familio.

  9. Pierre Grollemund

    L’interview montre bien ce que pourrait être l’espéranto, s’il n’était pas bloqué de partout par toutes sortes d’autorités : un moyen de communiquer, une langue parmi d’autres, plus ou moins privilégiée par ceux qui ont eu la chance de l’apprendre avec leur(s) parent(s). Et puis, avoir appris l’espéranto n’empêche pas de parler d’autres langues et d’y prendre goût . Dont acte !

    Il est possible de suivre cet interview en espéranto, même si Iris parle vite ( car naturellement). Très bon exercice d’écoute ! Que les espérantophones qui ont appris l’espéranto par eux-mêmes n’aient aucun complexe d’infériorité : la compréhension orale est ce qui reste de plus difficile (par opposition à l’expression orale, et aux diverses formes de l’écrit) dans quelque langue que ce soit. C’est justement dans ce domaine que l’anglais est le plus difficile ! Merci au transcripteur, mais essayez d’écouter la première fois en lisant la transcription, puis, le lendemain, ré-écoutez l’interview sans lire : vous verrez comme « ça passe déjà mieux » !
    Pierre

    • cyrille, le praticien du bilinguisme

      Bonjour Pierre,

      Il ne faut pas perdre de vue qu’Iris a appris l’espéranto avec ses deux parents qui eux-même ont appris l’espéranto à l’adolescence. L’espéranto n’est pas leur langue maternelle. L’aspect « depuis la naissance » n’est pas aussi important que pour une autre langue. Et c’est ce qui rend l’espéranto si intéressant, et le phénomène si complexe à comprendre pour certains, car c’est l’inverse du schéma habituel : « je parle français parce que mes parents me parlaient français ». Rien n’empêche de faire apparaitre ex-nihilo de très bon locuteurs de l’espéranto quelque part sur la planète !

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