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Comment garantir une société plus ouverte ?

Posted by on 26 avril 2013
Logo du festival Blogs et société

Le logo du festival « Blogs et sociétés »

« Cet article participe au festival inter-blogueurs : « Blogs et Société » organisé par le blog Conceptionuniverselle.com et dont voici la présentation pour cette première édition : 3 idées pour une société plus ouverte ». En cliquant sur le logo, vous trouverez d’autres points de vue si le mien vous étonne trop 🙂

Qu’est-ce qu’une société plus ouverte ?

Je ne sais pas s’il existe une définition officielle d’une société plus ouverte et je n’ai pas le souvenir d’en avoir jamais vu. Les contours d’une société qui n’est pas ouverte me semblent plus simples à esquisser.

Une société n’est pas ouverte quand

  1. Les positions sociales sont figées par la naissance des individus
  2. Les initiatives individuelles et les idées externes qui bouleversent l’ordre établi ont peu de chances d’aboutir
  3. Les positions sociales relatives sont inégales.

Une seule de ces 3 conditions suffit d’après moi pour avoir une société non ouverte car on pourrait imaginer une société égalitaire mais figée et incapable d’évoluer. Elle ne serait pas plus ouverte que les sociétés inégalitaires.

Quels ingrédients pour obtenir une société plus ouverte ?

Les sociétés modernes sont des sociétés dans lesquelles les interactions entre les individus sont innombrables alors que les infrastructures de réseau amplifient la propagations des flux matériels, d’énergie et d’information. Or plus un système a d’interactions, moins il a de degrés de liberté, et plus il y a de chances qu’il existe un endroit où l’on peut agir pour avoir un effet sur l’ensemble du système. En bien ou en mal. Dans le sens d’une action qui renforce le caractère fermé ou ouvert de la société. On peut donc déterminer des conditions qui sont susceptibles de conduire à une société plus ouverte.

Comment ouvrir ou maintenir ouvert ?

Augmenter le prix de l’énergie

L’énergie est un moyen d’effectuer une transformation du monde. Toute cellule a besoin d’énergie pour maintenir sa cohésion et faire face à la désorganisation. Sans entrée d’énergie, c’est la mort. C’est pareil pour la société qui consomme de l’énergie pour maintenir sa cohésion.

Si quelques individus détiennent les moyens de transformation et de distribution d’énergie aux autres individus, alors ils exercent un pouvoir sur les autres. Pour simplifier, appelons cette étape Production d’énergie même s’il ne s’agit que de la transformer et la distribuer.

Difficile de croire que la société soit ouverte si quelques individus peuvent exercer un chantage vital sur la majorité. En résumé, un peut dresser une suite de causes à effet pour les deux situations :

Une société ouverteSociété ouverte(A lire dans le sens des flèches, si le contenu d’un cadre est vrai, alors cela engendre l’autre cadre)

En augmentant le prix de l’énergie, en taxant l’énergie, on donne un signal prix qui permet l’équilibre économique d’installations plus petites et plus décentralisées. Sans compter qu’un prix plus élevé conduit à en consommer moins. Dans des pays qui n’ont pas de source d’énergie facilement accessibles, toute économie évite de transférer des ressources à des producteurs extérieurs.

Augmenter le prix de la transmission des biens matériels

Questionnons les causes de la situation décrite plus haut. Pourquoi les moyens de production d’énergie sont-ils concentrés dans quelques mains ?

C’est en fait une tendance plus profonde. Les patrimoines et le capital sont bien plus concentrés que les revenus parce que les individus accumulent les surplus de revenu tout au long de leur vie et les transmettent à leurs enfants. Et je pense qu’une société qui laisse les moyens matériels s’accumuler dans quelques familles se ferme de plus en plus.

Warren Buffet et Bill Gates ne s’y sont pas trompés dans leur combat pour le maintien de droits de succession élevés. Même s’ils ne sont pas partis de rien, ils savent ce qu’ils doivent à l’ouverture de la société et sont bien conscients qu’elle ne restera pas ouverte bien longtemps s’ils peuvent transmettre leur incroyable fortune en toute impunité.

Des droits de succession plus que symboliques sont nécessaires pour qu’il existe un marché libre. Qui peut croire qu’il aurait pu acheter sa maison, qu’il souhaite aujourd’hui transmettre sans droit de succession, si celui qui lui a vendu n’avait pas eu besoin de la vendre pour payer les droits de succession ?

Abaisser le coût de la circulation des idées

Comment une société démocratique en arrive à accepter des mesures qui sont nuisibles à la majorité de ses membres ?
Tout repose sur la façon de présenter les concepts, de jouer sur le décalage dans le temps et sur des présentations biaisées.

Notre cerveau n’est pas fait pour traiter des informations abstraites. Nous sommes facilement abusés par des mesures douloureuses ou nuisibles qui n’ont pas d’effet immédiat. Nous sommes peu performants pour comprendre les suites géométriques et les ordres de grandeur.

Le conservateur américain qui a trouvé la formule l’impôt sur la mort était un génie. Il a réussi à transformer le désir de millions de personnes, qui n’ont presque rien à transmettre et qui ne paient presque pas de droits de succession, en fervents défenseurs de mesures qui vont contre leur intérêt. Ces mesures sont par contre parfaitement adaptés au désir de ceux qui ont le plus accumulé et dont la fortune pèse plus lourd que le PIB de certains états.

Le seul moyen d’argumenter et de discuter de ces conditions pour avoir une société ouverte est que l’éducation et les idées soient accessibles au plus grand nombre.

Si les idées sont libres, alors on ne tombe pas dans le prêt-à-penser, et alors on peut mettre en place des mesures impopulaires, augmenter artificiellement le cout de l’énergie et de la transmission des biens matériels, qui maintiennent la société ouverte.

En conclusion, la transmission de capital immatériel au plus grand nombre, et parmi eux se trouvent nos enfants, me semble être une des idées à défendre pour avoir une société ouverte. Si vous en doutiez encore, j’espère que cette réflexion étayée vous donnera le courage de persévérer dans la voie du bilinguisme pour nos enfants car je pense que c’est un des capitaux culturels les plus difficiles à acquérir par la suite.

Pour le coup, je pense que vous n’êtes pas surpris de la conclusion.
Je suis par contre curieux de voir vos réactions à cet article 🙂

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3 Responses to Comment garantir une société plus ouverte ?

  1. Aurelie Papillon-Signe

    Bonjour Cyrille,

    Article très très intéressant !
    Effectivement, on sous-estime l’importance des parents dans la transmissions de valeurs à nos enfants … en reposant tout sur les épaules de la société, l’Education Nationale.
    En revanche, on surestime l’importance d’accumuler des richesses pour être heureux et protéger l’avenir de nos enfants !

    Je soulève parfois cette question : « à votre avis, quand peut-on considérer que l’on est riche ? ». Je suis toujours surprise quand les personnes considèrent uniquement la richesse matérielle pour « protéger leurs enfants » : payer leur maison, aider à payer les appartements des enfants, payer les voitures, payer les vacances …
    Où sont la « liberté de penser » et la transmission de « savoir-faire » ? deux mots-clefs à mon avis.

    Pour la liberté de penser et la transmission de savoir-faire, je te rejoins bien évidemment à propos du bilinguisme précoce : surtout avec l’esperanto et la langue des signes ===> ce sont deux langues qui dépassent les barrières des langues, les frontières et ainsi permettent de soutenir la libre circulation des idées et des savoir-faire !

    Ainsi, si demain en France, on continue à diaboliser tout ce qui est naturel au profit des lobbyings chimiques et pharmaceutiques … partageons, transmettons nos valeurs et nos cultures à l’étranger … pour que nos enfants les récupèrent plus tard, librement sur d’autres continents.

    Le bilinguisme précoce est source de liberté !
    http://papillon-signe.fr/3-actions-ou-3-idees-pour-une-societe-plus-ouverte/

  2. cyrille, le praticien du bilinguisme

    Salut Aurélie,

    Je pense qu’on surestime l’accumulation de richesses parce qu’on a une définition erronée de ce qu’on appelle richesse. Dans un monde dont l’électricité est coupée, à quoi te sert une mastercard super plus gold et un compte bancaire bien fourni ?
    En quelques secondes, un tsunami peut redéfinir la notion de richesse 🙂
    C’est bien ce qu’on reproche aux banques centrales en ce moment. Elles seules ont le pouvoir de redéfinir en permanence la valeur de l’argent que tu tiens en main mais qui n’est qu’une représentation de la richesse. (Pour aller plus loin, je conseille cet ouvrage http://wiki.creationmonetaire.info/images/8/85/TRM_2_0.pdf que je n’ai pas lu mais j’avais suivi une conférence de Stéphane Laborde.

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