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Comment mener un projet en milieu international ?

Pendant la semaine du nouvel an, j’ai participé à NR (Rencontre du nouvel an). NR dure exactement une semaine et se passe en Allemagne, près des frontières françaises, belges et néerlandaises. Pour participer à NR, il faut parler espéranto même si certains ne le parlent pas encore très bien et viennent pour suivre des cours. Il y a aussi pas mal de concerts et une discothèque durant la nuit du nouvel an. A NR un tiers des personnes sont des enfants. Chaque année, le programme suit un thème même s’il ne s’impose pas à toutes les activités. Chacun peut contribuer au programme. C’est ce que nous avons fait pour la première fois cette année, ma sœur et moi, aidés de notre père.

Un tournage sur plusieurs jours

L’idée venait de mon père, c’était que nous organisions un atelier film. Ces films sont des publicités et doivent bien entendu être en espéranto. Ils doivent durer environ 30 secondes et vendre un produit. La publicité doit être amusante, ridicule ou même stupide. Le but était de présenter ces publicités lors de la dernière soirée, la internacia vespero.

On avait prévu 3 ateliers dans le programme. Au premier, il n’y avait pas vraiment beaucoup de monde, car tous les autres étaient occupés ailleurs. J’avais prévu de faire des petits groupes de 4 environ, mais nous n’étions pas assez. J’ai donc changé le programme et nous avons cherché tous en ensemble des idées pour les publicités. Les participantes avaient beaucoup d’idées. Il était prévu que pendant le premier atelier, on chercherait les idées et qu’on commencerait à écrire dans le temps restant. Mais nous avancions rapidement et au bout d’une demi-heure, nous avions déjà 7 idées, soit autant que de participantes. Alors, j’ai décidé que nous commencerions à écrire les textes. Là aussi, elles étaient très inspirées. Une heure plus tard, nous n’avions rayé qu’une idée et avions écrit le texte des 6 autres.

Le jour suivant, deux autres filles se rajoutèrent et une des anciennes m’avertit qu’elle ne voulait pas apparaitre à la caméra, mais pour tout ce qui était du travail en coulisses, on pouvait compter sur elle. Ce jour là, on filmât une publicité pour un stylo, dans une salle de classe. On s’est toutes beaucoup amusées pendant ce tournage car chacune devait participer en jouant une élève et la professeure qui présentait le stylo était géniale dans son rôle. Ensuite nous avons fini les textes des autres publicités à 3 car les 4 autres bavardaient entre elles.

Le 3ème atelier a été un cauchemar, aucune n’avait appris son texte et elles bavardaient entre elles comme si de rien n’était alors que c’était notre dernière heure et qu’on devait encore tourner 5 films. Comme on ne pouvait pas réussir en continuant ainsi, j’ai décidé de tourner chaque film à part, en interdisant à celles qui ne jouaient pas d’entrer dans la salle. J’ai fait des papiers avec des horaires très précis, en consacrant à chaque film une demi-heure. Il y avait 5 films à tourner, et cela a pris toute un après midi, de 13h30 à 16h. Chaque fois, le film ne nous prenait que 10 à 15 minutes et nous avions suffisamment d’avance pour installer à deux le matériel du prochain film pendant que ma sœur allait chercher les actrices suivantes. Nous avons fini le dernier film suffisamment en avance pour avoir le temps de ranger la salle, monter les publicités, et choisir dans quel ordre les présenter pour le soir. Si bien que nous avons fini à 15h58.

Le résultat final

J’étais très fière de notre travail, et même si cela a été fatiguant, je pense que tout le monde s’est bien amusé. Pendant la internacia vespero, nos 6 publicités servaient d’intermèdes et étaient projetées dans la salle. J’avais déjà vu le résultat sur l’ordinateur, mais c’est tout autre chose de les voir projetées en grand dans une salle où se trouvent 150 personnes qui rient…ou ne rient pas. C’était vraiment stressant s’ils trouvent cela ridicule ou amusant. L’avantage est de ne pas devoir se déplacer et aller sur scène, comme ceux qui ont chanté ou joué de la musique, mais de participer quand même. Finalement, le public a trouvé cela plutôt amusant, mais je vous laisse regarder :

Jen la dormo-maŝino !

Si c’était à refaire

Si c’était à refaire, je pense que je ne changerais rien sauf la perte de temps du 3ème atelier. Parce que, maintenant je sais que pour tourner avec des jeunes espérantistes bavardes, il faut les prendre à part. Je pense que je vais refaire cet atelier cet été, à REF (Rencontre espérantiste des familles).



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This entry was posted on 8 janvier 2013 and is filed under Témoignages. Written by: . You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.