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Un interprète en ligne

Posted by on 7 décembre 2013

J’interview aujourd’hui Benjamin qui est interprète sur le marché asiatique avec la particularité de travailler en ligne. Nous allons voir les particularités de ce marché et la situation linguistique qu’il rencontre dans son quotidien.

Voici une transcription in extenso du dialogue.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Bonjour Benjamin. Avec quelles langues travaillez-vous comme interprète ?

Benjamin : Bonjour Cyrille et merci de m’accueillir sur votre site. Je suis interprète français / anglais pour une entreprise d’informatique française. Je vis en Asie et je m’assure que l’équipe technique a bien compris le besoin du client français. Je remonte aussi les questions et besoins de l’équipe technique à la maitrise d’ouvrage française. L’équipe technique est composée en majorité d’ingénieurs asiatiques.

interprètes onu

A l’ONU, ils ne sont pas prêts de passer à Skype !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Vous intervenez sur le site 365 jours pour apprendre, est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Benjamin :En effet sur mon temps libre je collabore au site gratuit d’apprentissage des langues 365 jours pour apprendre. C’est une histoire de passionnés de l’apprentissage. J’interviens principalement sur la partie anglaise en publiant des articles. J’assure aussi la modération du forum anglais. Par ailleurs le site propose des leçons sur d’autres thématiques, vous pouvez par exemple voir les cours d’Espagnol en cliquant ici

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Qu’est-ce que ce site vous apporte par rapport au métier d’interprète ou de professionnel des langues ?

Benjamin : A mon avis, tenir un site internet c’est d’abord partager son expérience et avoir des retours des lecteurs. Cela permet de se remettre en question et de s’améliorer. Par rapport à mon métier d’interprète le site me permet de parfaire ma grammaire anglaise. Lorsque j’écris un cours de grammaire sur le site, je relis tout mes livres et les compilent dans mes articles. C’est fou le nombre de règles que l’on peut redécouvrir en se replongeant dans la grammaire anglaise. Bien souvent on ne sert que des règles principales mais il est toujours possible de s’améliorer pour parler un anglais plus subtil. C’est aussi vrai en français, je pense que l’on peut redécouvrir des règles méconnues en se replongeant dans un livre de grammaire.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Quelle est la place des langues asiatiques par rapport à votre usage du français et de l’anglais au quotidien  ?

Benjamin : Savoir parler la langue locale même si c’est à un niveau très basique a une importance capitale dans mes relations avec les gens ici. D’une part cela me permet de mieux m’intégrer. D’autres part cela me permet de mieux comprendre le discours des asiatiques et ainsi de mieux l’interpréter. En Asie il y a très peu d’étrangers par rapport aux pays occidentaux et l’intégration peut être difficile. La principale barrière est celle de la langue. Dans mon entreprise les cadres parlent anglais mais la majorité des employés ont un niveau très faible et sont trop timides pour s’exprimer. Pouvoir dire « Bonjour comment ça va » dans la langue locale permet de lever beaucoup d’appréhension et démontre l’envie de s’intégrer. Au niveau professionnel, connaitre la grammaire de la langue locale me permet de mieux comprendre les idées exprimées et surtout leur véritable signification.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Vous intervenez comme interprète en ligne. C’est assez nouveau dans le métier d’interprète car la profession est assez réticente à s’approprier les bidules techniques. Comment voyez-vous l’avenir de ces pratiques ?

Benjamin : Je travaille essentiellement avec skype en visioconférence. Les français sont sur l’écran à distance et moi je suis sur place avec les locaux. Je comprends bien le français car c’est ma langue natale mais c’est vrai que la qualité n’est pas toujours au rendez vous. Avant on avait un interprète local mais cela ne marchait pas bien car il comprenait mal les français en visioconférence.

Je comprends tout à fait qu’un interprète ait des appréhensions à utiliser les visioconférences car c’est plus compliqué. Je fais aussi des call conférence en anglais avec nos partenaires britanniques et cela ne pose aucun souci. Par contre je ne fait pas l’interprète avec eux car ils n’acceptent pas les temps de latence nécessaire à la traduction. En revanche je rédige des rapports de réunion téléphonique en français et en anglais. Je pense que ses outils sont très pratiques et que les interprètes vont devoir s’approprier les nouvelles technologies comme tout corps de métier. Je pense que l’on pourrait même voir apparaitre un métier d’interprète à distance grâce à ses outils. Cela serait fort pratique à l’heure de la mondialisation.

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