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Jeune touriste cherche expériences culinaires en voyage

Posted by on 14 décembre 2012

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs « Voyager blogs » organisé par le blog Lecoindesvoyageurs.fr et dont voici la présentation pour cette deuxième édition : 3 expériences gastronomiques surprenantes en voyage.

Image de voyagez blogs

Le logo de Voyagez blogs

Quand Sylvie, du blog Lecoindesvoyageurs.fr m’a proposé de participer à l’évènement, elle pensait que je pourrais témoigner de plats inédits, découvert lors de voyages par l’espéranto dans des endroits tout aussi exotiques. Je ne nie pas l’intérêt de cette approche mais j’ai décidé de prendre du recul. Si on me demandait de citer 3 expériences gastronomique mémorables lors de mes voyages, quelles seraient-elles ?

Comme on ne remarque pas les trains qui arrivent à l’heure, j’ai de bons souvenirs de beaucoup de repas, tout autant par les discussions avec les personnes rencontrées que les plats expérimentés, mais je dois avouer que les expériences qui m’ont marqué, sont plutôt les moments où l’on regrette justement d’avoir consommé le plat incriminé. C’est un des prix du voyage qu’il faut accepter de payer.

Un jeune touriste sur les pas du Père Noël

Lors des vacances de Noël 1992, je logeais dans une famille finlandaise en échange de cours de français. J’étais parti avec la ferme intention de skier et de découvrir une nouvelle langue et une nouvelle culture. Pour la langue, je n’ai pas été déçu car le fossé est grand entre un francophone et le finnois. Je parlais anglais et français avec leur fils qui faisait l’interprète. Le choc culturel valait le déplacement. Aucun horaire ne me convenait mais ils étaient adapté aux quelques heures de clarté. Les finlandais mangent donc avant le lever ou après le coucher du soleil pour ne pas gaspiller la lumière du jour. Il reste bien assez de temps pour bavarder autour d’une table durant les longues nuits, en buvant de la bière ou du lait, plutôt qu’en mangeant.

La neige n’était pas au rendez-vous dans le sud du pays ce qui rendait la paysages bien tristes. J’avais transporté mes skis sur des milliers de kilomètres pour ne pas m’en servir ?

Image d'un renne traversant une route

Le renne est l’animal le plus bête de la création, d’après les Samis.
Crédits photo : Jan-Henrik Merihonka.

La famille a décidé de migrer vers le nord pour une semaine et rendre visite à des amis Lapons. Le vrai dépaysement a commencé dans la nuit polaire, les aurores boréales, le ski et la motoneige sur les lacs gelés. Un vrai régal. Je ne peux pas en dire autant de la viande de renne crue. Les anciens ont bien résisté mais nous, les jeunes, avons été passablement lessivés ! Je garde un souvenir cuisant des gargouillis dans les intestins. Traverser un lac gelé en ski pour me rendre à la cabine téléphonique, renoncer subitement au milieu, pour sprinter vers les toilettes, est un des souvenirs les plus exotique qu’il m’ait été donné de vivre à ski.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron

Quelques années plus tard, j’ai organisé notre voyage de noces dans un pays exotique pour célébrer l’occasion. J’ai choisi un pays assez sûr, ayant des sites à visiter mais qui ne présente pas de grand risque sanitaires et où un jeune couple n’aurait pas d’ennuis. Exit donc le moyen-orient. Mon épouse a découvert au dernier moment que nous partions pour la Namibie.
Je m’étais fixé comme défi de goûter tout ce que l’on peut dans ce pays. De l’Oryx, du Kudu, de l’Autruche et d’autres antilopes dont j’ai oublié le nom. J’ai longtemps cherché du coup de girafe farci, comme dans Astérix chez les Helvètes, mais il faut croire que ce n’est pas aisé à dénicher. Je n’avais pas conscience de l’impact de certaines pratiques alimentaires. Heureusement que la girafe n’est pas un met de choix, car elle aurait déjà disparu.

Quand nous sommes arrivés sur côte à Swakopmund, nous avions l’impression de voyager dans le temps. L’architecture familière d’une ville allemande du début du vingtième siècle transplantée dans le décors de la Bretagne natale de mon épouse. Le tout auréolé de la douceur d’un hivers africain. Il n’en faut pas plus pour se laisser tenter par un plateau de fruits de mer.

Image du front de mer à Swakopmund

Le front de mer à Swakopmund
Crédits photos : Calips96.

Les plateaux de fruits de mer de cette région ne ressemblent pas beaucoup à l’idée que nous nous en faisons. La présence de riz comme accompagnement aurait dû me faire comprendre que la population n’est pas tournée vers la mer. Un courant froid baigne cette côte, surnommée la côte des squelettes où il est difficile de naviguer. Je pense que c’est la pire intoxication alimentaire que j’ai vécu, terrassé par une crevette. Pendant 4 jours, je n’ai été qu’un fantôme, bien en peine pour profiter du parc du Naukluft et escalader les dunes de Sossusvlei qui font 300 mètres de haut.

Transmettre la passion de la découverte

Mes enfants sont bilingues précoces avec le français et l’espéranto. Cette langue est anationale et extraterritoriale, mais s’il y a un endroit au monde qui peut revendiquer d’être le berceau de l’espéranto, c’est la ville de Białystok.

Zamenhof, né en 1859, a créé l’espéranto en 1887 dans cette ville aujourd’hui située en Pologne. La ville organisait le congrès mondial en 2009 à l’occasion des 150 ans. J’ai pensé que la municipalité allait mettre les petits plats dans les grands et que nous ne devions pas manquer l’occasion. Après tout, nos filles ne savaient même pas qui était Zamenhof avant d’entamer ce voyage. Elles grandissent dans cette langue, voyagent grâce à cette langue, ont des copines étrangères avec qui elles s’amusent. Se poser des questions sur l’origine de la langue est une considération d’adulte.

Image de l'université de Bialystok

L’université de Białystok accueillait le congrès mondial d’espéranto.

Nous voici donc dans la ville de l’espéranto avec les 3 filles Amy, 10 ans, Mary 8 ans, et Jenny 3 ans. Nous mangions tous les soirs sur le campus où avait lieu le congrès, tout près de notre hébergement dans des tours universitaires. La gastronomie polonaise ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, d’autant plus qu’un soir, les enfants et moi avons mangé la même chose. Un truc qui ressemble à des saucisses mais qui ne contient pas de viande. J’ai eu un peu de mal à digérer, Jenny a bien résisté car on venait de changer sa flore intestinale, mais les deux grandes ont vomi 8 à 10 fois dans la nuit.

La boucle est bouclée, elles sont désormais les jeunes touristes dont les estomac doivent s’accoutumer aux conditions de voyage.

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4 Responses to Jeune touriste cherche expériences culinaires en voyage

  1. Sylvie

    Merci Cyrille de nous faire partager tes expériences culinaires dont tu te serais peut-être bien passées ! Finalement elles restent des souvenirs inoubliables de voyage !

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