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Des enfants bilingues français-anglais

Posted by on 1 décembre 2012

Le tour du monde des bilingues fait escale aujourd’hui en Angleterre. J’ai interviewé Nicky, spécialiste du Reiki dont les enfants sont bilingues français-anglais.

Voici une transcription in extenso du dialogue.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Bonsoir Nicky  ! Merci d’avoir accepté cette interview pour parler du bilinguisme. Est-ce que tu peux nous dire et nous présenter quelles sont les langues qui sont utilisées dans ta famille ?

Nicky : Je suis anglaise et le papa de mes enfants est français. On habitait ensemble en Angleterre pendant 5 ans et on est venu en France il y a 10 ans.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Vos enfants sont nés en Angleterre  ?

Nicky : Oui  ! Les deux sont nés en Angleterre. La grande avait 3 ans quand elle est arrivée en France et la petite avait 6 semaines.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Alors, je suppose que lorsque la grande était en Angleterre, elle parlait essentiellement anglais, est-ce que c’était facile d’assurer son niveau de français  ?

Nicky : Pour moi, je lui parlais plus souvent en français. Quand elle a su parler, je parlais en français avec elle assez souvent parce que j’étais habituée à parler avec le papa en français, donc, quand ma fille commençait à parler, c’était presque plus automatique pour moi à la maison de parler en français et quand elle était bébé, je lui parlais naturellement en anglais. On a réussi à faire entrer le français quand même si à Emilie parlait anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : A l’école, elle parlait anglais  ?

Nicky : Elle n’allait pas à l’école, elle est allée dans une sorte de crèche où elle parlait anglais. Tout cela était en anglais, ce n’était qu’à la maison qu’on a introduit le français en fait.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord, l’anglais était archi dominante, c’était la langue de la société

Nicky : Oui

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Ce n’était pas une crèche bilingue  ?

Nicky : Non, ce n’était pas une crèche bilingue, c’était une crèche anglaise.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Laquelle des deux langues était la plus forte  ?

Nicky : C’était l’anglais. Émilie parlait anglais tout le temps, elle ne parlait pas le français du tout, même quand elle venait en France pour visiter les grands parents. Elle ne parlait qu’en anglais. Même si nous parlions en français. C’était l’anglais qui venait. Donc, est-ce que l’anglais était le plus fort, je ne sais pas.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : a priori, oui.

Nicky : Oui  ! (rire)

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce qu’elle a appris à lire en anglais  ?

Nicky : Est-ce qu’elle a appris à lire en anglais  ? Non  ! Elle n’a jamais appris à lire en anglais. On a quitté l’Angleterre à 3 ans, donc forcément elle ne savait pas lire. Moi, je lisais ses histoires en anglais et elle a appris à lire en français à l’école en France. Et jamais elle n’appris à lire en anglais avec moi, elle a appris toute seule à le faire

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord, et en Angleterre, est-ce qu’on lisait essentiellement des livres écrits en anglais ou les livres écrits en français  ?

Nicky : Les livres, étaient dans les deux langues. Donc, si c’était en anglais, je lisait en anglais, si les livres étaient en français, moi je traduisais les livres en anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : C’est une traduction à vue  ?

Nicky : (rire) Donc, là ce n’était pas évident parce que j’avais les livres devant moi et je traduisais au fur et à mesure.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : C’est une traduction à vue

Nicky : Oui,

Cyrille, le praticien du bilinguisme : C’est une technique d’interprète.

Nicky : Oui  ! Pierre lisait en français.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : … Même si c’était un livre en anglais.

Nicky : Je ne sais pas  ! Je ne sais pas s’il traduisait…Je crois qu’il traduisait à l’inverse, oui…

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord  ! Donc aujourd’hui vous êtes en France. Quelle est la place de l’anglais pour les enfants  ?

Nicky : Donc, quand on est arrivé en France, on parlait français tout le temps à la maison. Moi, je n’étais pas habituée de parler en anglais. Donc, pendant 7 ou 8 ans, c’était le français tout le temps à la maison. Après, quand on a divorcé, on s’est séparé il y a 3 ans, et là on s’est dit que ma maison, ce serait l’anglais, donc moi je commencé à parler beaucoup plus en anglais à la maison. Ici, on n’a que des livres en anglais. On a des DVD en anglais, on regarde la télévision en anglais. Je ne les ai jamais forcé à parler, mais maintenant les enfants commencent à parler anglais de plus en plus.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : A quel âge as-tu l’impression que la langue la plus forte est inversée à xxxx ?

Nicky : Comment ?

Cyrille, le praticien du bilinguisme : A quel âge la langue la plus forte s’est inversée chez ton ainée. En Angleterre la langue la plus forte était l’anglais, aujourd’hui, je suppose que c’est le français

Nicky : Quand on est arrivé, peut être 6 mois après, Émilie commençait à parler vraiment français. Donc elle avait 3 ans et demi-4 ans, et là c’est inversé. C’était en français tout le temps.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Même avec toi ?

Nicky : Même avec moi parce que pour elle, là elle est à l’école en France, donc pour elle, c’était la langue la plus forte. Elle avait besoin aussi de la parler pour s’adapter. Donc, même au début elle avait l’accent anglais, et après, surtout donc vers 4-5 ans, fini l’anglais. Plus rien ! Lucie avait 6 semaines quand elle était arrivée, donc pour elle, le français est sa première langue depuis le début.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord ! Aujourd’hui quelle est la place de l’anglais à l’école pour Émilie ?

Nicky : A l’école, c’est difficile au début. Elle est au collège, donc en 6ème. Elle s’ennuie énormément. Et ce(le niveau) n’était pas grand chose pour elle. En 5ème-4ème, elle s’est rendu compte qu’elle avait quelque chose à offrir aux autres. Cela l’a mis beaucoup plus en valeur et ça l’a aidée en plus de voir la grammaire, de pouvoir lire, écrire en anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Très intéressant.

Nicky : Je n’ai jamais poussé, on laissait aller. Moi j’ai dit à Émilie  Tu laisses, tu fais comme tu le sens. Donc elle ne corrigeait jamais le prof même si elle voit qu’il y a des erreurs. Et ça a créé beaucoup plus de confiance en elle, au niveau d’anglais par rapport à avant, c’est en CM2-6ème, c’était ma chanson petit fronde Maman, tu ne parles pas anglais

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord !

Nicky : Et là, maintenant, c’est bon.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et Lucie, comment a-t-elle appris l’anglais ?

Nicky : Je lui ai parlé anglais, elle n’avait jamais vraiment parlé en anglais sauf qu’il y a 2 ans, on était en Angleterre toutes seules. Donc c’était la première fois qu’elle était allée en vacances sans le papa en Angleterre. On est resté avec une famille anglaise pendant 2 ou 3 jours. J’étais étonnée parce que Lucie, d’un seul coup, après 2 jours, elle ne parlait qu’en anglais. J’essayais de parler en français et elle me répondait en anglais. Donc, il y a quelque chose qui est rentré même si je n’ai pas parlé anglais très souvent. … C’était quoi la question (rire) ?

Cyrille, le praticien du bilinguisme : La question, c’était la place de l’anglais chez Lucie, donc elle est très bonne ?

Nicky : Donc, maintenant, même chose, elle a pris beaucoup plus de confiance. Déjà en primaire, elle se sentait beaucoup plus à l’aise en anglais. Donc ça lui donnait beaucoup plus de confiance. En ce moment au collège, c’est très bien. Donc elle est de plus en plus forte, et ce qui est marrant, c’est que Lucie n’a pas d’accent quand elle parle anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord ! Bravo !

Nicky : Par rapport à Émilie, avant, elle avait l’accent à son arrivée mais Lucie non. Elle parle français comme les français, en anglais, c’est un accent anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme: Très très intéressant, bravo ! Bon, le passé, c’est le passé. La vie c’est la vie, il faut s’y adapter. Mais si tu pouvais changer quelque chose dans le passé vis-à-vis des langues, qu’est-ce que tu ferais différemment ?

Nicky : Je crois que j’aurais parlé anglais beaucoup plus, vraiment ne pas laisser le français entrer autant. Quand je vois mes amies anglophones ici à Nantes, elles ne parlent qu’anglais à la maison, c’est toujours l’anglais et les enfants parlent anglais comme des Anglais. Ce sont vraiment des enfants bilingues. Par rapport aux miennes, je trouve que c’est un peu moins quand même, au niveau du vocabulaire, au niveau de l’aisance.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Cela veut dire que tu aurais dû réagir plus vite, en fait, quand vous avez changé de pays ?

Nicky : Oui !Oui ! Oui! Même peut être en Angleterre.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Ah !

Nicky : Je n’aime pas vivre avec le regret, c’est comme ça c’est tout, mais peut-être oui ! Surtout en France. Quand on est arrivés en France, de surtout faire l’effort, pour moi même, de parler anglais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Bon, elles sont bilingues de toutes façons …

Nicky : Oui !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et puis ce n’est pas fini.

Nicky : Plus tard, Émilie a envie d’aller à l’université en Angleterre, pour moi, il n’y a pas de problème, elles ont les bases, pour le reste, il suffit de les mettre en pratique.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord ! Merci beaucoup pour ce témoignage et bravo pour ce bilinguisme.

Nicky : .Merci !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et j’espère que j’aurai l’occasion de les rencontrer un jour.

Nicky : Ben oui ! Les enfants commencent à aimer à parler dans les 2 langues. Peut être un jour sur Skype.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : …peut-être !

Nicky : Merci aussi Cyrille de m’avoir demandé de parler avec toi ! Bonne chance et bon courage pour l’avenir !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Merci !

Nicky : Au revoir Cyrille !

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Au revoir !

Un très grand merci à Nicky, que vous pouvez également retrouver sur Facebook, pour ce précieux retour d’expérience pour les mamans en cas de changement de pays.

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3 Responses to Des enfants bilingues français-anglais

  1. May Lynn

    Très intéressante cette interview, merci de me l’avoir signalé Cyrille !

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