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Des enfants bilingues avec l’allemand

Posted by on 20 décembre 2013

Voici l’interview de Tom du blog sur le webmarketing mais ce n’est pas pour parler de SEO ou de toutes ces techniques que je l’ai contacté. Non, tout simplement, Tom est allemand et vit en France. Il est donc un cas exemplaire (Cas n°1) pour le tour du monde des bilingues.

Tom a un importante révélation à vous faire si vos enfants apprennent l’allemand et sont plutôt bon. Je vous laisse découvrir cet incroyable avantage.

Voici une transcription in extenso du dialogue.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : J’accueille aujourd’hui Tom qui a un blog sur le webmarketing, c’est ça Tom ?

Tom : C’est exactement ça, Cyrille.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Merci d’avoir accepté cette interview. Et nous n’allons pas parler de stratégie internet et SEO (Search Engine Optimization) qui ton cœur du métier si j’ai bien compris, mais de bilinguisme précoce. Peux tu me dire pourquoi et dans quel contexte ?

Tom : Oui, alors ma situation est la suivante. Je suis Allemand et ma femme est Française. Ma deuxième femme car j’ai deux garçons qui sont de mon premier mariage, qui sont tous les deux élevés en grande partie en France. Leur mère est Française, moi étant Allemand, et ma femme, elle aussi a une fille qui est Française, qui est ma belle-fille et qui aujourd’hui aussi est dans une situation où elle est très bonne en allemand à vrai dire parce qu’elle a appris en certains temps déjà en Allemagne l’allemand. Elle est aujourd’hui en Abibac aussi, c’est-à-dire une double scolarité français-allemand. Comme d’ailleurs aussi un de mes fils. Le deuxième, par contre, comme je disais, il est un peu moins intéressé par l’allemand, c’est plutôt l’anglais son intérêt.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Dans quel pays ces trois enfants ont grandi ?

Tom : Alors, mes deux fils ont grandi un tout petit peu en Allemagne mais en grande partie en France. Et le grand, par contre, est maintenant de nouveau en Allemagne. Et la fille de ma femme, elle a vécu une année en Allemagne, et le reste en France ou à l’Ile de la Réunion et en France.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Quel âge avait-elle lorsqu’elle est partie vivre cette année en Allemagne ?

Tom : Elle avait 7 ans. C’est-à-dire elle était en primaire, elle était en Allemagne d’ailleurs parce qu’elle ne parlait pas encore à cette époque là l’allemand du tout, d’ailleurs. Elle était à l’école française à Munich.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que c’était une école entièrement en français ou une école bilingue ?

Tom : C’était une école, malgré tout, qui donnait plusieurs cours en allemand aussi. Mais c’était à la base quand même une école française qui dépendait du ministère de la culture français, quoi.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord, là on voit bien que c’est difficile à 7 ans de projeter un enfant dans un autre pays quand bien même certains le font mais il est quand même important, à cet âge là, de maintenir un enseignement en langue maternelle, le français dans son cas. Mais dans ce cas là, l’allemand était tellement important, je suppose qu’elle a très vite capté l’allemand ?

Tom : Tout à fait. Elle a eu aussi, on va dire, un intérêt un peu naturel, elle a eu un certain nombre d’amies, et aussi à travers mon réseau d’amis qui était en Allemagne, qu’on a rencontré régulièrement. Elle a eu un vraie envie, si tu veux, d’apprendre l’allemand, elle a fait des progrès d’ailleurs, assez spectaculaire, et ensuite quand elle est revenue aussi en France, on en a profité, c’était d’ailleurs aussi sa démarche, elle était partie après dans l’école allemande en France. C’est-à-dire quand on  revécu en France, elle a fait, je pense, 3 voire 4 ans de scolarité en  à l’école allemande encore dans le primaire mais aussi une partie de ce qui est après le gymnazium en allemand, côté allemand, qui est l’équivalent du collège, si tu veux, ici.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Donc on peut dire que c’est vraiment un exemple d’enfant qui s’est retrouvé bilingue en ayant commencé à 7 ans ?

Tom : Encore une fois ça dépend un peu comment on définit le bilinguisme, elle parle très bien (rire)…elle parle très bien l’allemand. Moi je la considère pas comme bilingue, comme je ne me considère pas comme bilingue non plus, si tu veux, côté français.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Quand on t’entend parler en français, on comprend que tu as quand même une aisance (rire) dans notre langue. Après, c’est une question de définition. D’ailleurs, c’est vrai que j’ai écrit un article à ce sujet qui reprend toutes les définitions liées au bilinguisme. On ne va pas non plus parler d’excellence. Chez tes fils par exemple, est-ce qu’ils sont très forts en allemand ?

Tom : Alors, il y en un, pareil, c’était l’ainé avec lequel je parlais au départ de façon très systématique allemand, alors que sa mère parlait français avec lui, et lui, on va dire, il était proche du bilinguisme aujourd’hui, il a fait après une grande partie de sa scolarité en France, même s’il a fait aussi à la maternelle et au départ du primaire une partie dans une école allemande, ensuite par contre, il était à l’école française et lui a fait ensuite aussi l’Abibac, c’est-à-dire le double…le baccalauréat français et l’Abitur allemand. Et lui, il parle, on va dire, quasiment, oui il parle couramment, il est quasiment bilingue. Le deuxième, c’était un peu différent. Ils ont deux ans et demi d’écart et lui, il n’est jamais accroché vraiment avec l’allemand. C’est-à-dire il était beaucoup plus accroché avec l’anglais d’ailleurs. Il parle aujourd’hui mieux l’anglais qu’il parle allemand, et plus naturellement aussi anglais. Moi j’ai parfois des conversations en anglais avec lui, et quand je lui parle en allemand, il me répond en français (rire) ce qui est un peu frustrant pour le père (rire)…

Cyrille, le praticien du bilinguisme :…ça fait partie des choses à accepter,…

Tom :Oui…

Cyrille, le praticien du bilinguisme : ….de toutes façons, ce qu’il faut bien voir, c’est qu’il faut être patient en tant que père, qui a personnifié une langue à l’étranger et l’enfant va répondre à la langue qui lui semble la plus naturelle. Moi je ne suis pas choqué qu’il te réponde en français .

Tom :. Oui, oui, oui. Je ne suis pas le seul, on en a bien sûr des amis, des couples composés, que ça soit avec des anglais, des allemands, ou des français et chez certain effectivement, les enfants ont vraiment assimilé les deux langues. Chez d’autres, c’est un peu plus comparable, on va dire, avec mon deuxième fils où les enfants, se sont un peu mis, on va dire, en opposition.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que ton second fils t’a un jour répondu en allemand ?

Tom : Oui, oui, oui, bien sûr. Ca m’arrive, quand je le pousse un peu, et qu’ il me répond en allemand, il parle un peu, il peut le faire, il peut le faire. Bien sûr.Tu vois, là il est encore à l’école française, bon, il est dans un programme OIB qui est plutôt anglais, tu vois, je pense que tu connais, c’est un programme international aussi mais avec une focalisation sur l’anglais, c’est-à-dire l’allemand est juste sa deuxième langue LV2, et il a 18 en allemand mais ce qui ne veut pas forcément veut dire grand-chose en LV2.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Enfin, c’est toujours ça, il a de toutes façons un niveau d’allemand qui est supérieur à quelqu’un n’en aurait jamais fait.. quelqu’un qui aurait grandi en France comme lui.

Tom : Ca c’est clair.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Il ne faut pas être non plus royaliste que le roi. Tu as quand même un fils qui est capable de parler trois langues et de te répondre dans les trois langues.

Tom : Oui, oui tout à fait.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : C’est quand même un succès. Il faut quand même être conscient.. .

Tom : .

Cyrille, le praticien du bilinguisme : …si tout le monde réussit son bilinguisme ….

Tom : Je veux dire, moi j’étais toujours frappé par l’enseignement des langues étrangères en France, du manque d’enseignement, on va dire comme ça. Nous, quand on apprend , tu connais probablement aussi un peu le système allemand, nous, on a un objectif dans l’enseignement que, à l’âge de 18 ans, quand quelqu’un fait le bac dans une langue étrangère, il est capable, il n’est pas bilingue bien sûr, mais il est capable de tenir sans problème une conversation sur n’importe quel sujet dans la langue étrangère, que ça soit le français sa première langue, ou l’anglais. Et d’ailleurs aujourd’hui, la quasi-totalité des amis que j’ai en Allemagne, j’en ai beaucoup qui ont des enfants maintenant qui ont 16, 17, 18 ans voire 19. Dans la plupart des cas, c’est l’anglais leur première langue, ils le parlent couramment. Et c’est l’enseignement classique à l’école…ils ont 8 ans, ils commencent finalement l’enseignement des langues étrangères en Allemagne. Ils commencent dans l’équivalent du CM2, c’est-à-dire ce qui est déjà le lycée en Allemagne (ndt : le collège en fait), tu commences le secondaire, on va dire. Et c’est-à-dire ils ont à la fin 7 ans, c’est même 8 ans parce que on avait 13 ans d’école et maintenant c’est 7 ans mais après ces 7 ans, ils parlent très bien la langue. En France, c’est carrément un manque parce que aujourd’hui, les profs que je vois pour certains de mes enfants, je les entends parler allemand ou anglais, je veux dire, c’est …il faut s’accrocher,…

Cyrille, le praticien du bilinguisme : …c’est peut-être parce que tu es dans le sud-ouest, (rire). Alors en terme d’objectif.. .

Tom : En Abibac, effectivement ça c’est des natifs allemands, c’est la… quand ils ont l’histoire, géographie, histoire, allemand etc, c’est la même chose. En OIB de mon deuxième fils, pareil, ils auront une partie qui sont des profs qui sont des natifs anglais. Mais ma première femme, elle était…elle a l’agrégation d’allemand, pareil, elle parle un allemand presque trop propre, c’est pour ça que j’avais mes doutes quand je l’ai rencontrée, c’était trop propre,parce que c’était l’allemand académique. C’est-à-dire il y a quand même des exceptions. Mais on va dire, ce n’est pas la règle. Et je crois que ça fait une grande différence que les Allemands en général, ils ont des niveaux de langues qui sont supérieurs au niveau de langue étrangère que, on va dire, que ce qu’on trouve habituellement en France.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Ce n’est pas moi qui vais dire le contraire, je vais juste rappeler qu’en matière d’objectif, je pense que c’est à peu près le même qu’en France, qu’on vise le niveau B2 pour la langue 1 au baccalauréat, ce qui veut dire tenir une conversation sans gêner les natifs. Pas forcément sur tous les sujets mais on ne l’atteint pas — c’est ça le problème — on a comme objectif d’atteindre le B2 mais 70% des enfants échouent, donc ce que tu disais est très juste, c’est malheureusement la réalité.

Tom :Oui.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : En tout cas, je te remercie pour cette interview qui montre qu’une stratégie bilingue (rire), ça va permettre d’éviter de passer à travers les mailles de filets, peut-être faire partie des exceptions. Juste une dernière question, est-ce que ton fils qui a passé l’Abibac a l’intention d’aller à l’université en Allemagne ?

Tom : Il est à l’université en Allemagne, c’est-à-dire le grand, il fait ses études là actuellement, depuis le mois d’octobre à Munich, en Betriebvershaftslehrer, c’est-à-dire des études de commerce à Munich. Voilà, tout à fait. D’ailleurs, c’est peut-être intéressant pour certains lecteurs de ton blog, l’Abibac est un avantage énorme.. .

Cyrille, le praticien du bilinguisme :…je sais ce que tu veux dire…(rire).

Tom :…pour postuler à des universités qui ont en Allemagne le numerus clausus. Je ne sais pas si tes lecteurs sont peut-être, à travers d’autres articles au courant de ça, et chez nous il y a une sélection dans pas mal de matières. On n’a pas de grandes écoles, c’est inexistant en Allemagne, mais il y a des universités quand même, d’assez bon niveau, ce n’est pas forcément les universités qui sont les meilleures sur le plan européen ou mondial mais elles sont quand même dans les 20 meilleurs sur certaines matières. Par exemple, en France, quand on veut faire de la médecine, on commence la médecine avec je ne sais pas combien de personnes dans la première année. Et après, il y a les épreuves qui se font après la première année où ils font un peu l’essaimge, quoi… En Allemagne donc, beaucoup de matière, la médecine mais aussi par exemple les études de commerce, mais aussi certaines études techniques etc, il y a le numerus clausus, c’est-à-dire que c’est la note du bac qui compte pour l’admission. Et d’ailleurs, c’est la seule chose qui compte pour l’admission, en général. Bien sûr, si on rate son bac, c’est mal parti. Maintenant, en Allemagne aussi, il faut savoir que la note du bac, elle compte un tiers dans la note globale, c’est-à-dire l’épreuve du bac alors qu’en France, elle compte quasiment la totalité. Mais maintenant l’avantage de postuler en Allemagne, c’est les conversions de la note du bac français vers les notes allemandes est très très favorable, c’est-à-dire…

Cyrille, le praticien du bilinguisme :…le taux de change est favorable (rire)…

Tom : Le taux de change est très favorable, c’est-à-dire en ayant un 16, dans le bac français, ça correspond à la meilleure note possible en Allemagne ai 1.0. Par exemple, avoir un point 1.5, un point 1.6, un point 1.7, un point 1.8 en Allemagne, ce n’est pas facile. Donc en particulier quand on fait le bac dans les länders du sud, c’est-à-dire le Pays de Bade-Wurtemberg, la Bavière etc. alors que si on postule avec le bac français qui est ici, si on postule à une fac allemande, et ben, avec le taux de conversion, même avec un 15, on a quasiment toutes les possibilités de faire toutes les études dans les meilleurs universités en Allemagne. Donc avec une moyenne de 15 en France, si on veut rentrer dans les classes prépa, certains pour faire après certaines grandes écoles, c’est déjà beaucoup plus serré, il faut avoir du 17 ou du 18 plutôt, et c’est pour ça, j’encourage ceux qui veulent ou ceux qui sont intéressés car ça ouvre l’esprit de postuler à des facs allemandes avec leur bac français (ndt : Abibac bien sûr, ce n’est pas la peine de venir avec votre bac français) et ce qui peut être un réel avantage, ce qui peut être un des éléments que je peux donner à tes lecteurs ou un conseil.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Merci Tom, je connaissais le phénomène, mais c’est toujours mieux car c’est quelqu’un qui sait de quoi il parle qui vient de le vivre, qui est du pays qui le dit, donc ça a beaucoup plus de poids si c’est toi qui le dit. Je savais effectivement, c’est plus simple d’avoir un 16 ou un 17 en France que ce qu’on aurait eu même niveau en Allemagne et que ça ouvre toutes les portes .

Tom : Voilà, tout à fait, tout à fait.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Merci pour ce secret parce que c’est un vrai secret, une vraie chance aussi pour ceux qui ont l’Abibac. Merci beaucoup et bon vent sur U just do it .

Tom : Allez, merci beaucoup Cyrille et bon courage pour toi et pour ton blog.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Merci .

Si vous appréciez le « Tour du monde des bilingues », cliquez sur j’aime dans youtube. Merci d’avance.

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