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Des bilingues comme « messagers du vent » dans Windtalkers

Donnez leur 2 langues et bien plus

Windtalkers est un film atypique par la place qu’occupent les individus bilingues. Durant la guerre du pacifique, les américains construisent leur code de communication sur la langue Navajo. Le héros, un marine expérimenté, est chargé de protéger le code à tout prix en protégeant un codeur ou en l’éliminant pour qu’il ne tombe pas vivant aux mains de l’ennemi.

Que penser d’un ange gardien qui est là pour te supprimer en dernier recours ?

Les codeurs se retrouvent trilingue de facto , en utilisant l’anglais, la langue de l’armée américaine, le navajo, comme langue minoritaire de peuple premier, et le code, la langue artificielle qu’ils ne partagent qu’entre codeurs. Quels rôle jouent les émotions dans ce double acte d’interprétation, du navajo vers le code, puis du code vers l’anglais ? Je ne suis pas sûr de l’ordre de transcription d’ailleurs car le film n’est pas axé sur le code lui même. Ce qui aurait été possible mais le film n’aurait intéressé qu’une dizaine de mathématiciens dans le monde !

Les lignes de fracture proposées par le scénario

Plusieurs lignes de fractures se rejoignent pour proposer un terreau fertile. La principale ligne est celle du front, entre américains et japonais mais d’autres sont tout à fait visibles. Entre blancs et navajos, entre protecteurs du code et soldats ordinaires, entre vétérans et naïfs enthousiastes qui ne savent pas où ils mettent les pieds. Entre ceux qui voient des fantômes et ceux qui ont la chance de ne pas en voir, ceux qui pensent et ceux qui n’ont pas l’air doté de cette faculté.

Critique du film : beaucoup de vent et bien décevant

Le film n’est pas axé sur le code ni l’interprétation. Est-il centré sur les émotions ? Pas vraiment car je le trouve beaucoup trop focalisé sur les scènes de combat.

Je suis toujours impressionné par la facilité des héros à toucher leur cible alors que les méchants tirent dans tous les sens en vain. Comment distinguer la cause de la conséquence ?

A moins que le parti cinématographique n’explique cette asymétrie. Les explosions et mitraillages sans fin intéresseront les amateurs du genre mais je pense que John Woo n’a pas trouvé le bon dosage. Et je n’aime décidément pas sa façon de théâtraliser l’action de manière totalement irréaliste.

Quand à la partie bilingue et langues, on se demande si elle s’est perdue dans la bande annonce. A l’occasion, Nicolas Cage parle avec les civils de l’île dans leur langue mais personne ne s’étonne de le voir parler une autre langue, même pas le codeur navajo !

Le sujet était original, et c’est dommage de le voir finir en scène de bataille filmée en plan large.

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