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Changez de point de vue : Le passé n’a plus d’avenir

Posted by on 18 janvier 2013

Cet article fait partie de la réflexion commune, organisée par Philippe du blog « Apprendre sur soi et avancer » au sein de la communauté du développement personnel. Le thème est Question de point de vue : changer de regard pour avancer.

 

Les 30 glorieuses ont marqué votre jeunesse et vous vous demandez ce que nous réserve l’avenir ? C’est normal, tout parent s’inquiète pour son avenir et l’avenir de ses enfants. Pourtant, je doute qu’on puisse prédire l’avenir en extrapolant à partir de notre expérience passée.

Que peut-on espérer pour ses enfants ?

A chaque fois que je parle de langues étrangères avec des amis ou des connaissances, ils sont surpris d’apprendre que mes enfants sont bilingues.
Tu leur parles anglais ? est la question qui revient le plus souvent, immédiatement suivie d’un soupçon d’envie, voire de regret ou de jalousie dans la voix.

Comme j’ai bon cœur, je les rassure immédiatement en leur disant qu’il s’agit de bilinguisme précoce mais pas avec l’anglais. Leur point de vue est alors très surprenant :

Pourquoi n’as-tu pas pris l’anglais ? C’est très important pour un enfant, quasi indispensable selon les métiers, et en plus, pour leur avenir, ce serait un formidable atout. La langue internationale est désormais l’anglais, d’ailleurs, l’an dernier, j’ai fait du camping en Italie et le gérant parlait anglais !.

Répondre à cette question nécessite de changer de point de vue. Je connais tous ces arguments et les juge parfaitement valables, sauf peut-être pour les gérants de camping, mais ce n’est pas parce que je n’ai pas mis l’anglais en premier que je néglige cette langue. Si vous visionnez l’interview de Fabienne, dans le Tour du monde des bilingues, vous comprendrez que sa fille parle couramment 6 langues, mais que l’anglais n’est arrivé qu’à la fin. Et je pourrais citer d’autres exemples de ce type.

Pour aller du point A, le jeune enfant dispose d’un grand potentiel, à un point B, le jeune adulte dispose des compétences dont il a besoin dans le monde où il commence à entreprendre tout seul, le chemin le plus court n’est pas forcément le plus direct.

Image d'un raccourci

Le chemin le plus court n’est pas forcément la voie la plus directe

Deux décennies s’écoulent entre ces deux moments, et regardez par-dessus votre épaule, n’avez-vous pas l’impression que notre monde vit une rupture, un changement d’époque qui n’aura pas besoin de 2 décennies pour se concrétiser ?

Comment prévoir dans un monde incertain ?

Quelles compétences linguistiques donner à un enfant dans un monde qui change plus vite que l’enfant ne grandit ? Comment être sûr de ne pas rater sa cible ? Personne n’a de réponse certaine.

Un bon niveau en anglais est assurément désirable mais cela ne sera peut-être pas suffisant. Le groupe d’anticipation Europe 2020 entrevoit un retour à un monde beaucoup plus divers qu’il ne l’a été durant ces 30 dernières années. Et par définition, une rupture ne peut être prévue en extrapolant les tendances du passé.

Personne ne peut savoir de quoi le marché du travail sera fait dans 15 ou 20 ans. Dans ce sens, les compétences de base gardent toute leur valeur car on ne peut pas bâtir sur l’incompétence totale. De la même manière, il est plus simple de bâtir un apprentissage tardif d’une langue de plus sur un apprentissage précoce qui aura entrainé le cerveau.
Je prévois donc d’élever mes enfants de manière bilingue puis de les amener au contact de l’anglais assez tard. L’objectif Un bon niveau en anglais sera atteint de toute façon car si cette langue doit conserver sa position hypercentrale, la pression et les occasions de lire, écouter et s’exprimer dans cette langue ne manquerons pas. Et si elle n’est plus aussi importante, nous aurons réduit l’investissement avant les autres.

Parier sur l’ordre inverse et la vitesse d’adaptation

En mettant l’enfant au contact d’autres langues durant les années où il n’a pas la possibilité de choisir consciemment, nous ouvrons l’oreille à deux langues et des sons différents. Comme on ne choisit pas où l’on nait ni avec quels parents, cette situation peut fonctionner si elle s’intègre dans une stratégie familiale qui fournit les contacts sociaux dans ces autres langues. L’école, les médias, le besoin d’être comme les autres adolescents et le besoin de ne pas faire comme les parents fourniront l’envie d’anglais.

J’ai encore en tête les mots de la professeur d’anglais de ma fille ainée :

  • Commencer l’anglais en 4ème, c’est tard pour une deuxième langue !
  • Ce n’est pas sa seconde langue mais la quatrième !

En conclusion

Avec une seule langue, la mobilité de votre enfant sera très réduite. Les raisons pour rendre votre enfant bilingue ne manquent pas.

Si vous ne pouvez donner qu’Un bon niveau en anglais au lieu d’un trousseau complet, vous pourrez déjà être fiers mais il existe d’autres points de vue qui laissent peut être plus de portes ouvertes.  Avec une autre langue et l’anglais, votre enfant pourra se mouvoir dans le monde, et en cas de rupture dans l’équilibre géopolitique, il sera plus flexible et ouvert à l’idée que ses certitudes ont vécu. Avec la capacité à s’adapter vite, il sera le monde de demain. Et cela pourrait être sa planche de salut. Who knows ?

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One Response to Changez de point de vue : Le passé n’a plus d’avenir

  1. Philippe

    Bonsoir Cyrille,

    Merci pour ta participation.
    J’aime bien cette approche des langues. En effet, plus on en apprend, plus c’est facile d’en apprendre. Et en plus d’ouvrir sur des capacités techniques de langues, ça ouvre aussi sur des façons de penser différentes, des cultures différentes, ça entraine l’oreille à des sonorités différentes, qui peuvent aider à favoriser l’écoute aussi, etc…

    En France on a encore un peu de boulot à ce niveau-là.
    😉

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