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Le breton comme tremplin pour l’anglais

Posted by on 27 octobre 2012

J’aurai pu substituer le mot alsacien, corse, basque ou occitan au mot bretondans le titre de cet article car mon but n’est pas de traiter de la situation de la Bretagne de manière spécifique, mais bien du bilinguisme précoce à l’aide d’une langue régionale dans le contexte français.

Image d'un ensemble directionel

Signalisation directionnelle bilingue à Quimper
Crédits photos : Man vyi

Pourquoi tant de peine ?

L’utilisation d’une langue régionale à l’école est un sujet très souvent passionnel. Nous allons essayer de trouver pourquoi et l’amener sur le terrain de la réflexion, pour justement dépassionner le débat. Il n’est pas rare de voir des dizaines de commentaires en réponse à un article sur l’ouverture d’une école bilingue paritaire français-breton, ou français-occitan, ou une Iksatolas par immersion avec le basque. Pourquoi de telles réactions ?
Pourquoi sont-elles aussi passionnées ? Pourquoi les solutions préconisées habituellement relèvent du YAKA-FAUQUON irréalisable ?
Les articles traitant de l’enseignement des langues à l’école suscitent beaucoup moins de réaction au delà des habituels les français sont mauvais en langue étrangère, alors pourquoi le thème des langues régionales se distingue ? Et surtout, que devrait-on faire et que peut-on réellement faire, dans le cadre du système français en place, pour avoir quelques chances de succès ?

Le fait déclencheur

Étudions une situation courante. Le fait déclencheur est l’ouverture d’une école bilingue paritaire avec le français et une langue régionale de France. Les tenants de cette solution sont fiers et ont besoin d’annoncer leur succès par la presse régionale. Aussitôt apparaissent des commentaires de personnes qui déclarent :

    • Avant de faire des classes bilingues, ils feraient mieux de bien apprendre le français Je n’ai pas l’intention de traiter ce genre d’objection dans cet article car je l’ai déjà fait dans un vieil article publié sur notre site familial. L’opposition au bilinguisme précoce n’est pas le sujet du jour.
    • Ouvrir une classe bilingue est très bien, mais pas avec le breton qui ne sert à rien, on devrait l’ouvrir avec l’anglais, qui est indispensable pour trouver un travail

Pourquoi tant de gens réclament de l’anglais précoce ?

Il n’est pas besoin de faire un long dessin pour comprendre que l’anglais a atteint une position, que Van Parijs nomme hyper centrale, qui conduit à ce que cette langue soit très souvent, beaucoup plus souvent que le poids relatif des locuteurs natifs le laisse supposer, utilisée en situation de communication internationale. L’anglais est devenu incontournable et cela conduit à une très forte pression de la part des familles sur le système scolaire. Tout le monde veut que ses enfants aient le privilège d’accès au premier monde. C’est une attente parfaitement légitime et toute politique linguistique qui priverait les enfants de l’accès à l’anglais est vouée à l’échec.

Pourquoi certains demandent l’introduction d’une langue régionale à l’école ?

Le bilinguisme précoce qui s’appuie sur une langue régionale bénéficie d’une forte légitimité culturelle. Il donne accès à la compréhension de la toponymie, à la compréhension de l’histoire régionale, qui peut différer quelque peu de l’histoire nationale figurant au programme scolaire.

Image du château du Haut-Koenigsbourg

Château du Haut-Koenigsbourg
Crédits photo : Bruno Flochon

C’est en m’essayant au métier de guide touristique que j’ai pris conscience que la plupart de mes cours d’histoire n’étaient d’aucun secours en Alsace. Je n’avais pas besoin d’Hugues Capet mais de connaissances sur Otton Ier, peu importait les changements de dynastie entre Valois et Bourbons quand j’ignorais tout de la fin des Hohenstauffen et du grand interrègne. Eux seuls expliquent l’abondance des fortifications et le destin des villes moyennes dans le bassin rhénan.

Le bilinguisme basé sur une langue régionale répond au besoin identitaire et permet, dans certains cas, l’échange avec des générations dont c’est la langue maternelle ! Dans mon cas, je ne pouvais pas dialoguer avec mes grand-parents dans leur langue. Ils étaient obligés de me parler en français qu’ils ne maîtrisaient pas de la même manière. Être privé de la langue régionale conduit à être privé d’une partie de son identité. A devenir un étranger sur son propre territoire. Voir la France défendre de grands idéaux sur les droits de l’enfant à l’éducation dans sa langue maternelle sur la scène internationale, et voir en même temps l’État français empêcher une partie de ses citoyens de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants, il n’en faut pas plus pour expliquer les réactions épidermiques des défenseurs de langues régionales.

Pourquoi le centralisme français tolère depuis peu les autres langues?

Le français a perdu la guerre linguistique pour être LA langue internationale. Le français reste une langue mondiale mais a perdu sa position dominante au cours du XXème siècle au profit de l’anglais. Le dernier traité international signé en français, et n’impliquant aucun pays francophone, date de 1905 entre la Russie et le Japon. Le traité de Versailles de 1919 est bilingue français-anglais, une nouveauté pour l’époque imposée par les États-Unis. L’accès au paysage audiovisuel français a été cédé en échange d’une remise de dette de guerre après 1945 ouvrant un boulevard aux films hollywoodiens. L’élargissement aux pays de l’est a porté un coup fatal à la position du français dans l’Union Européenne, car les négociations avec les pays candidats ont été menées en anglais pour évincer les générations de dirigeants qui étaient aux commandes pendant l’ère communiste. Même si la loi Toubon empêche l’introduction de l’anglais dans le domaine juridique en France, la voie publique et la vie courante n’ont pas pu être préservées de l’invasion de l’anglais.

Par le bas, le français a étouffé les langues régionales pour être la langue maternelle dominante chez ses citoyens. Maintenant que les langues régionales sont moribondes, nous pouvons commencer à les protéger car le risque de désintégration pour des facteurs linguistiques est négligeable.

Pourquoi les trois questions précédentes semblent irréconciliables?

Je pense que la cause fondamentale est une erreur de raisonnement que l’on peut également illustrer par l’incompréhension de la différence entre deux mots et deux notions de logique :

    • La différence entre et et ou. Le fait de parler une langue régionale et une langue nationale et une langue internationale n’est pas exclusif l’un de l’autre. Se sent-on moins français quand on est locuteur du basque, du corse ou de l’alsacien?
    • La notion ou ne doit pas être confondue avec ou exclusif. Si les enfants grandissent de manière bilingue français-occitan, ils parleront français ou occitan mais l’un n’exclut pas l’autre. Seront-ils moins francophones pour autant ?

Cette analyse vous semble peut-être trop intellectuelle ? Et pourtant, j’ai plusieurs fois rencontré des comportements engendrés par cette croyance de l’exclusion d’une langue par une autre. Je peux vous raconter un moment vécu lors d’une vente d’usine à laquelle j’étais convié, et où je m’étais rendu avec ma fille cadette, à laquelle je n’ai jamais parlé français. Cette usine est située dans un petit village et ce genre de vente est réservée aux clients fidèles et prôches. J’étais face à un lot de 6 chaises en train d’envisager un achat pour les chambres de nos 3 filles. Je l’expliquais à ma fille cadette quand s’approche un homme qui prend 4 chaises. J’abandonne alors ma fille un instant, pour prendre les 2 dernières. Cela permet à une autre petite fille de s’approcher avec l’intention de jouer avec ma fille. La mère dit alors :Tu ne peux pas jouer avec elle car elle ne comprend pas français.. Comment peut-on croire qu’un enfant d’âge scolaire, qui grandit en France dans un territoire désormais francophone, dans un endroit fréquenté par des locaux francophones, ne puisse pas comprendre le français ? Je pense que ce genre de déduction relève du réflexe, mais la raison fondamentale de toute cette incompréhension est la croyance qu’une langue prend la place de l’autre dans le cerveau de l’enfant. Or rien n’est plus faux.

Une seconde cause est l’incompréhension de la notion du temps dans un projet de bilinguisme précoce. En matière de bilinguisme, rien ne presse car l’enfant bilingue ne grandit pas plus vite qu’un enfant monolingue. Le breton n’augmente pas leur employabilité ? Mais on se moque de l’employabilité d’un enfant de 7 ans ! D’ailleurs, l’Organisation Internationale du Travail interdit de faire travailler les enfants. Est-ce qu’on les fait jouer au football pour gagner leur vie ? Leur apprend-t-on à nager pour égaler Laure Manaudou ? On leur apprend à nager pour le plaisir de nager, même si on peut prendre un bateau et si le temps qu’ils passeront dans l’eau est négligeable par rapport à leur vie sur la terre ferme. On les élève en deux langues pour le plaisir de parler l’une des deux langues et pour valoriser leur ancrage culturel. Et si on commence par la langue la plus désirée, l’anglais, il n’y aura plus de désir ni de place pour les autres langues par la suite.

A quoi ressemblerait une bonne politique linguistique ?

3 couches pour 3 fonctions

Une langue prend la place de l’autre dans la société pour remplir des fonctions sociales. Il nous faut donc envisager 3 fonctions :

    • la langue identitaire d’un des territoires possédant une langue régionale de France. Leur reconnaissance est désormais officielle.
    • la langue nationale, celle de la république et dont la constitution dit que c’est le français et pas l’anglais
    • la langue des échanges internationaux et dont le marché dit que c’est désormais l’anglais et pas le français.
Image d'une pyramide inversée

3 niveaux pour 3 fonctions et 3 langues

Partout où l’on peut faire grandir l’enfant en deux langues, que ce soit avec la langue régionale de France ou avec la langue du voisin le plus proche, comme le flamand dans le nord, l’allemand en Lorraine, l’italien en Rhône-Alpes, l’espagnol dans le sud, nous aurions intérêt à le faire. Rien ne presse pour l’anglais dont la demande et la pression est telle, qu’il viendra bien après à l’entrée au collège, en troisième couche ouvrant des horizons de plus en plus larges.

Étudions quelques exemples plus en détail.

Enfin, le breton comme tremplin à l’anglais

L’enfant qui grandit de manière bilingue breton-français va se distancier de sa langue maternelle, ouvrir son oreille à des sonorités différentes et se présentera ensuite, face à l’anglais scolaire, armé de réflexes qui lui seront bien utiles. L’apprentissage précoce du breton, du fait de la distance linguistique considérable entre le français et le breton, prépare encore mieux à l’apprentissage ultérieur d’autres langues étrangères. L’enfant bilingue breton apprendra plus vite et mieux l’anglais par la suite.

Le coup de génie du recteur Deyon

L’Alsace est un cas particulier car la langue régionale de France qui a été retenue à partir de 1982 par le recteur de l’académie, le recteur Deyon, est la forme écrite, le Hochdeutsch, le haut-allemand qui se trouve être également la langue de deux voisins plus proches, économiquement puissants, et nombreux. Et pour couronner le tout, l’allemand est linguistiquement proche de la langue hypercentrale. Pour un enfant bilingue français-allemand, l’apprentissage de l’anglais se présente sous un jour très favorable si la grammaire, complexe, est entrée dans le cerveau à un âge où ces notions n’ont pas besoin d’être consciemment étudiées.

Image d'une plaque touristique trilingue

Plaque touristique trilingue français-allemand-anglais

Ce bilinguisme précoce est l’un des plus désirable en Europe en 2012, et pourtant, on rencontre des familles qui s’évertuent à demander un bilinguisme avec l’anglais ou qui ne sont pas intéressées.

Que faire avec les langues de migrants?

Par définition, les langues de migrants ne sont pas des langues régionales de France et elles peuvent se présenter dans des écoles dispersée sur tout le territoire. La liste peut également être sans fin. L’expérience montre pourtant que l’usage de la langue des migrants comme langue d’enseignement dans les jeunes années de l’enfant améliore son acquisition de la langue du pays d’accueil. Son bilinguisme est plus équilibré et permet à l’enfant de mieux construire sa personnalité. On retrouve le besoin identitaire que nous avons décrit à propos des locuteurs de langues régionales. A la condition que ces enfants aient un contact suffisant dès le plus âge avec la langue française. Je vous invite à bien écouter les propos de Fabienne, dont les enfants francophones ont grandi dans un quartier populaire aux Pays-Bas. Il suffit de remplacer le mot néerlandais par français et français par toute langue d’une famille arrivant en France pour comprendre l’enjeu de la préservation de cette extraordinaire richesse linguistique, dont la France ne fait rien.

Que faire?

Partout où c’est faisable, on pourrait introduire une bilinguisme précoce paritaire sur la base des langues disponible et qui font sens dans l’environnement de l’enfant.
Quand la classe est constituée d’enfants majoritairement d’origine étrangère, il suffit de faire une petite place à leur langue, de les respecter et de valoriser leur bilinguisme. En fait, il s’agit d’une situation privilégiée du point de vue linguistique à la condition que l’école s’occupe du niveau de français, et que les familles s’occupent du niveau dans leur langue familiale. Il s’agit de les encourager explicitement à parler leur langue avec leurs enfants plutôt qu’un français mal maitrisé.

Dans les territoires où est présente une langue régionale de France, le bilinguisme à paritaire doit être construit sur cette langue si l’on peut encore trouver des enseignants compétents.

Près des frontières, un bilinguisme précoce par échange d’enseignants avec les pays voisins devrait être recherché même si cette solution est insignifiante en nombre aujourd’hui du fait des contraintes administratives. Gardons à l’esprit que l’administration crée les contraintes administratives mais peut également les faire disparaître. C’est un problème infiniment plus simple à résoudre que de trouver des enseignants compétents dans une langue régionale dont tous les locuteurs ont disparus.

Partout ailleurs, l’éveil aux langues doit être le plus précoce possible pour faire des activités dans la langue et non pas enseigner la langue. L’anglais se prête particulièrement mal à la mise en pratique de cette solution, car la prononciation joue un rôle essentiel à cet âge et il vaut mieux confier cette tâche à un locuteur natif.
Une solution beaucoup plus simple à mettre en œuvre est d’utiliser l’espéranto comme le fait une école de Cambridge dans un programme intitulé Springboard to langages.

La quadrature du cercle

Je vais essayer d’esquisser les positions de tous les acteurs en caricaturant volontairement la posture de chaque groupe. Il est évident que tous les individus n’ont pas de positions aussi tranchées.

  • Les tenants de la compétitivité veulent des employés bilingues avec l’anglais car ils n’ont pas encore vu que nous aurons également besoin de mandarin, espagnol et portugais demain. Ils sont en conflit avec les linguistiques, les défenseurs de la francophonie, les défenseurs de l’espéranto et les tenants des langues régionales qui luttent pour la diversité.
  • Les linguistes et les professeurs d’autres langues voient la diversité se réduire comme peau de chagrin et leurs emplois disparaître faute de candidat. Ils sont en conflit avec les familles et les tenants du tout anglais, mais aussi les défenseurs des langues régionales qu’ils voient comme des concurrents. Certains soutiennent l’espéranto, d’autres agissent comme de sournois opposants.
  • Les tenants de la francophonie, de l’intégration et de l’unicité de la république ne veulent pas voir d’autre langue que le français à l’école, quitte à déplorer le faible niveau d’anglais atteint en fin de scolarité. Ils entrent donc en conflit avec les défenseurs des langues régionales, les espérantistes et ceux qui défendent les migrants. Je soupçonne que l’échec en anglais de nos enfants ne les gène pas trop, ni la diminution des effectifs dans les autres langues.
  • Les tenants des langues régionales ne veulent pas voir leur langue mourir et leurs enfants échouer en langue alors qu’ils avaient tout pour réussir. Ils entrent en conflit avec les tenants du tout anglais, les espérantistes, et l’éducation nationale, car même si on ne peut les sauver tous, on peut quand même en sauver quelques-uns localement.
  • Les professeurs d’anglais n’ont pas de problèmes d’effectifs mais leurs apprenants captifs n’ont parfois aucune motivation. Certains regrettent le temps où leur enseignement n’était pas obligatoire, mais ils ne peuvent se plaindre trop ouvertement sous peine d’entrer en conflit avec les professeurs des autres langues.

Et pour finir, les responsables du système scolaire font face à des pressions dans tous les sens alors qu’ils ne disposent que de professeurs des écoles francophones. Ils confient à des professeurs français, possédant à peine niveau B2 en anglais, la tâche de dégouter précocementles enfants des langues étrangères. Ils ne peuvent pas échanger massivement leurs enseignants avec ceux des pays voisins, pour cause de statut national. Et comme ils sont nourris d’égalitarisme républicain, s’ils ne peuvent pas faire partout et pour tous la même chose, ils ne font rien. Ils sont donc en conflit avec presque tout le monde. Et je les plains franchement car ils ne peuvent pas réussir tout seuls et sans remettre en cause plusieurs paradigmes profonds.

Image d'une plaque trilingue

La cohabitation est parfois explosive à certains endroits.
Crédit photos : Pedro Hernández

Est-ce que vous vous êtes trouvés dans cette analyse ?

Comme j’ai peut être oublié quelque chose ou mal appréhendé une situation locale,

vous pouvez réagir dans les commentaires ci-dessous.

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7 Responses to Le breton comme tremplin pour l’anglais

  1. Yannick

    Je suis en train de découvrir ton blog Cyrille (quelques articles chaque jour) et l’un d’eux vient de bousculer mes convictions.

    Premièrement, je vais dépeindre rapidement ma situation : je suis français « et bien français » car ma mère portugaise (native et bilingue!) et mon père italien (avec quelques notions) ne m’ont malheureusement jamais parlé dans la langue de leur pays d’origine. Mon parcours linguistique a été chaotique (du fait de mes « choix ») et aujourd’hui je ne sais « que » parler couramment l’anglais (que j’utilise pour travailler) alors que j’ai pourtant été amené à acquérir des notions en espagnol (collège), en allemand (2nd cycle et séjour linguistique) et en italien (auto-formation).

    Comme tu le comprends, je suis convaincu des avantages/intérêts/plaisirs à être « multilingue » et puisque je vais être papa dans 5 mois, je commence à sérieusement m’intéresser à ce que je pourrais faire pour donner cette chance à mon enfant… Seulement, et j’en viens donc à mon propos, j’ai l’impression que la meilleure opportunité que je pourrais lui donner c’est le bilinguisme français/anglais étant donné que c’est la seule langue que je maîtrise réellement.

    Dommage, puisque tu défends l’idée que l’anglais est plus évident/intéressant à proposer en langue 3 (avec des arguments que j’entends)… Du coup, je me dis que la « bonne » méthode serait donc peut-être de lui proposer une petite enfance français/anglais et de l’inscrire en allemand en guise de LV1.

    Ok, faire confiance à l’éducation nationale pour l’apprentissage d’une langue n’est certainement pas la meilleure idée qui soit, mais normalement l’enfant aurait des facilités en langues et serait peut-être capable d’assimiler correctement seul une troisième langue.

    Est-ce que cette idée est farfelue selon toi ?

  2. cyrille, le praticien du bilinguisme

    Bonjour Yannick,
    Je viens de me rendre compte que je t’ai répondu lors du séminaire en ligne tenu en décembre. J’ajoute cette mention car cela fait désordre sur le blog si le commentaire reste sans réponse 😉

  3. buidheag

    Excellent article, sauf le titre : si l’utilisation d’une langue régionale à l’école est un sujet passionnel, jetons de l’huile sur le feu! Pourquoi ne pas envisager l’anglais comme tremplin pour le breton? 🙂

    Blague mis à part, je pense réellement que le fait d’avoir étudier l’anglais (ou une autre langue internationale) aidera les parents dont les enfants vont dans une école où l’enseignement se fait par le biais d’une langue régionale, à leur expliquer les choses, par exemple au moment des devoirs.

    • cyrille

      Pourquoi ne pas utiliser l’anglais ? J’ai répondu à cette question dans l’article 😉
      J’ai effectivement constaté que des parents qui maitrisent l’anglais sont mieux armés pour aider leurs enfants avec les langues à l’école. Quelle que soit la langue.

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