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Faire de la voile pour apprendre l’allemand

Posted by on 20 septembre 2013

Un moyen très efficace pour pousser les enfants à parler allemand est de les scolariser en Allemagne mais c’est un peu dur à vendre comme projet :

Quand tu seras en vacances, tu iras à l’école en Allemagne

En ajoutant des choses plus réjouissantes, cela passe et fonctionne. Et au cours de la discussion, je me suis rendu compte que j’allais devenir le facteur limitant dans le développement de l’allemand chez mes enfants. J’ai décidé de me remettre à l’allemand.

L’interview d’Amy :

Voici la transcription :

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Bonjour à tous, je vais interviewer aujourd’hui Amy Shulter du Blog étranger première fois, car elle revient d’Allemagne pour nous parler d’une expérience intéressante. Alors qu’est-ce que tu as fait récemment en Allemagne ?

Amy : J’étais à Leipzig pendant une semaine, j’ai fait un stage de voile là bas. Tout en allemand.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que c’était facile de t’adapter à la langue ?

Amy : Je parle plutôt bien allemand mais j’ai dû apprendre tout le vocabulaire, alors c’était assez long et difficile et moi j’ai mis beaucoup plus de temps que les autres pour comprendre qu’est-ce que c’était par exemple Halse, la différence entre Halse, et Wende. C’est deux façons de tourner le bateau mais Wende, c’est quand le vent vient du devant, quand on tourne, et Halse (Empanner), quand il vient de derrière. Et quand on fait Halse, c’est beaucoup plus dur parce que la baume tourne beaucoup plus vite et du coup il faut beaucoup plus vite se baisser et changer de direction.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que les autres participants ont eu également des problèmes avec les mots liés à la voile ?

Amy : Ils en connaissaient déjà certains, par exemple, Backbord, et Steuerbord, à les différencier, c’est comme à bâbord et à tribord que tout le monde connaissait, moi je ne savais pas de quel côté c’est, et la proue, tout le monde connaît ça aussi, la voile aussi. Moi, j’ai vraiment dû tout apprendre.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que t’avais eu le temps de préparer le vocabulaire spécifique en français ?

Amy : En français, j’ai fait un peu mais c’était vraiment pas assez et j’aurais dû beaucoup plus étudier un schéma du bateau alors que c’était dans le cahier en allemand, complètement. On nous a distribué un cahier et il y a aussi un schéma qui m’a énormément servi parce c’est le schéma du bateau avec tout le vocabulaire en allemand et les flèches et donc j’ai dû tout apprendre et ça m’a pris deux heures. C’était très long et j’ai pensé que je n’y arriverais jamais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que les autres ont réussi à l’apprendre plus vite ?

Amy : Beaucoup plus vite parce que ils connaissaient la moitié des mots déjà. J’ai dû apprendre deux fois plus qu’eux. En plus, pour eux des fois, ça veut dire quelque chose alors que pour moi, ça ne veut pas dire grand-chose.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que maintenant ça a pris un sens ?

Amy : Oui, parce que là ça allait si il y avait juste un mot comme ça, mais là comme ça un schéma, ça allait mieux pour apprendre.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que le fait de les utiliser également en pilotant ton bateau derrière a permis de fixer le sens ?

Amy : Durant l’après-midi du lundi, je disais que j’avais le temps d’apprendre, par exemple Spert, la dérive, et Pinne, la barre. Et ça on les avait utilisés le lundi, et du coup, j’avais déjà appris qu’est-ce que c’était. Et après on les a de nouveau utilisés. Donc c’était bien.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que tu as navigué seule ou est-ce que tu as navigué également avec un partenaire ?

Amy : Le lundi, le matin, on a fait sans voile, et l’après-midi on était à deux dans le bateau. Il y en avait un qui tenait la barre, et l’autre qui réglait la voile. Donc si elle devait être plus ouverte, ou beaucoup plus serrée, et ça on le fait en tirant sur Schott (Ecoute). Je n’ai pas encore appris le mot (rire).

Cyrille, le praticien du bilinguisme : En français ?

Amy : Non (rire)!

Cyrille, le praticien du bilinguisme : D’accord. Il te reste encore à compléter dans ta langue maternelle pour arriver à égaliser quelque part, à rendre les deux langues au même niveau…

Amy : Je connais tout en allemand et pas grand-chose en français.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et lorsqu’on navigue avec un partenaire comme ça, est-ce qu’on se parle ou pas ?

Amy : Oui parce que des fois on se rend compte que l’autre fait quelque chose de complètement faux. Par exemple, s’il laisse la voile plus ouverte alors qu’en fait il faudrait la serrer parce qu’il n’y a pas énormément de vent, on va lui dire, on ne va pas le laisser faire comme ça, et si l’autre il ne sait plus de quel côté il faut mettre la barre pour tourner à droite, il faut la mettre à gauche. On va le lui dire aussi. Et c’est tout l’après-midi qu’on a fait de la voile, on a eu aussi le temps de parler d’autres choses après quand on a vraiment compris comment ça marchait.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Et tu es à l’aise quand il s’agit de tenir ce genre de conversation ?

Amy : Oui, lundi, je ne connaissais pas encore le vocabulaire, du coup, je parlais de choses et je montrais.

Cyrille, le praticien du bilinguisme :C’est une stratégie…Et le vendredi alors ? Est-ce que en fin de semaine, tu étais capable de nommer toutes ces choses là ?

Amy : Beaucoup plus, en plus, vendredi on a eu un examen. Donc il y avait deux parties, la partie théorie et la partie pratique. La partie théorie, je pense que je l’ai eu de très peu parce que c’est une personne qui venait comme ça pour voir, on ne la connaissait pas, et elle parlait beaucoup dans sa bouche et je n’ai rien compris à ce qu’elle dit. Et c’est difficile de répondre quand on ne comprend pas la question.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : C’est vrai ! Et la partie pratique ?

Amy : La partie pratique, c’était comme d’habitude, deux bouées et on fait le tour, c’est tout. En fonction du vent, des fois ça avance vite, des fois pas. Des fois il faut faire des zigzags, Kreuzen

Cyrille, le praticien du bilinguisme :…s’il y a du vent… ?

Amy : Il faut régler la voile aussi.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce qu’il y avait autres choses stressantes dans ce voyage ?

Amy : Le vocabulaire. J’ai cru que je n’arriverais jamais à l’apprendre. Et le Prufung, l’examen. C’était assez stressant aussi parce qu’ils ont fait passer les plus petits d’abord, du coup, nous on a dû attendre une heure sans rien faire. ça c’était très stressant.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Est-ce que tu sais gérer ton stress dans ce cas ?

Amy : Là ça va, je commence à avoir l’habitude (rire).

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Bien, merci de cet interview et on va te souhaiter bon vent pour tes prochains voyages à l’étranger. Et bon vent également pour piloter ta barque. Merci !

Amy : …L’opti.

Cyrille, le praticien du bilinguisme : L’opti. Ah, bon vent pour piloter l’opti. Merci.

Amy : Au revoir

Cyrille, le praticien du bilinguisme : Allez ! A la prochaine. A bientôt. C’était Cyrille le praticien du bilinguisme.

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